Escapade de Thanksgiving

Thanksgiving, ou en français, l’Action de grâce, c’était ce week-end. Mais c’est quoi, déjà, l’Action de grâce ? Explications : Historiquement, Thanksgiving était un jour de fête chrétienne durant lequel on remerciait Dieu par des prières et des réjouissances pour les bonheurs que l’on avait pu recevoir pendant l’année, cette célébration est désormais laïque en Amérique du Nord, les administrations et la plupart des entreprises étant fermées ce jour-là (pour plus d’explications http://fr.wikipedia.org/wiki/Thanksgiving). Il s’agit de la même fête que le Thanksgiving américain, mais qui lui, a lieu en novembre.
En tout cas, cela signifie long week-end, et donc, pour nous, promenade de trois jours quelque part. Comme à notre habitude, nous avons cherché à aller découvrir quelque chose que nous ne connaissions pas encore. Et cela tombe bien, par ici, c’est l’époque de la remontée des saumons. J’ai toujours voulu voir cela ! Enfin, quand je dis par ici, façon de parler. Nous avons tout de même dû changer de province rouler pendant cinq heures vers l’Ouest pour pouvoir aller assister à l’événement. Nous sommes donc allés passer deux jours et demi en territoire Shuswap, la tribu indienne de la région de Salmon Arm. Nous avons établi notre campement sur la rive du lac Shuswap, dans le parc provincial Herald. C’est d’ailleurs probablement la dernière sortie de l’année pour M. Leblanc, et donc le dernier week-end d’activités estivales pour nous, avant qu’il prenne ses quartiers d’hiver, bien au chaud dans le garage, jusqu’en mai prochain.
La région ne nous a pas particulièrement enchantés, ce n’est pas forcément la destination de vacances par excellence (bien que nombre d’attractions touristiques y aient été développées…). En fait, le passage de l’Alberta à la Colombie-Britannique se fait surtout sentir par la quantité de scieries sur le bord de la route, et la vision incessante de lots entiers de forêt coupés sur les flancs de montagne. Cela, nous l’oublions chaque fois, et c’est chaque fois un nouveau choc. C’est donc l’exploitation du bois qui caractérise cette partie de la province de l’Ouest, et on n’a pas de mal à voir de quoi vivent les habitants des localités qui bordent la transcanadienne dans cette partie du pays.

Ça laisse un goût un peu amer, qui fait penser à ça :

Malgré cela, nous sommes mi-octobre, c’est l’automne, et la bonne surprise, ce sont les couleurs. Nous n’avions pas imaginé que le paysage serait aussi flamboyant par ici, nous n’avions pas gardé ce souvenir-là l’an passé. Quel spectacle : du vert, du jaune de l’orange, et même du rouge ! Cela a presqu’un petit air du Québec, ce qui n’est pas pour nous déplaire. On en prend littéralement plein les yeux !!! Ajoutez à cela que notre camping et aux trois-quarts fermé parce que nous sommes en fin de saison, c’est donc très tranquille, et qu’il se situe au bord d’un lac paisible entouré de collines, et vous aurez une idée du petit coin de paradis où nous avons séjourné. On oublie vite, dans ces conditions-là, les quelques côtés négatifs. Ceci dit, pour râler un peu (il faut bien, hi hi), nous avons tout de même regretté que sur les 10 campeurs présents (nous compris), 2 n’aient pu s’empêcher de mettre en marche la grosse génératrice de leur énorme camping-car, qui s’entend à des kilomètres à la ronde. Pour le côté paisible, on repassera. Mais que voulez-vous, c’est ça, le camping aménagé en Amérique du Nord…
Dimanche matin, avant le grand départ pour l’Activité du week-end, la raison pour laquelle nous avons fait toute cette route, nous nous levons tôt et allons profiter des paysages alentours. Non seulement c’est vraiment beau, mais nous avons en plus la chance de pouvoir observer un magnifique rapace, un pygargue à tête blanche, qui passe juste au-dessus de nous et se pose sur une branche à proximité pour se laisser admirer. Nous avons bien profité du spectacle.
Nous nous sommes ensuite rendus au parc provincial Roderick Haig-Brown, pour la suite du spectacle. Ce parc, traversé par la rivière Adams, qui se jette dans le lac Shuswap, est réputé pour la montaison exceptionnelle des saumons au début du mois d’octobre. C’est donc pour cela que nous avons choisi cet endroit. Tous les quatre ans (cycle des montaisons dominantes des saumons, en 2010, 2014, etc.), plus de deux millions de saumons (sockeye, surtout, mais aussi rose ou coho) remontent les eaux des fleuves Fraser et Thomson, et plus d’un million passent par la rivière Adams, pour y venir se reproduire. Quatre ans, c’est en fait le cycle de vie d’un saumon. Il naît à un endroit, en l’occurrence, dans la rivière Adams, dans le cas présent, passe un an dans le lac Shuswap, puis parcourt le monde pendant les trois années qui suivent, au bout desquelles son instinct le rappelle sur son lieu de naissance, pour venir s’y reproduire et y mourir. Sur le cycle de quatre ans, l’année dominante ramène un nombre exceptionnel de poissons, et un nombre beaucoup moins important remonte les autres années, avec seulement un quart d’entre eux les deux années précédant l’année dominante (cette année, donc).

Nous sommes donc censés en avoir vu peu, mais nous avons été tout a fait satisfaits de ce que nous avons pu observer et il nous a semblé que nous en avions vu beaucoup. En tout cas, nous n’avions jamais rien vu de tel, et nous avons été impressionnés. Reste donc à revenir l’an prochain pour l’année dominante, pour comparer.


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