Parc Pumalín

Nous nous réveillons dans une auberge glaciale. Le feu est éteint, il n’y a pas de chauffage. Nous déjeunons et quittons les lieux, à la recherche de Nicholas. Nous le trouvons dans la rue principale, en pleine discussion avec une Française, qui cherche à partir vers le sud, mais qui semble bloquée ici car les deux bus qui font ce trajet sont en panne. Elle travaille pour le Guide du Routard et fait des mises à jour sur la Carretera austral.

De notre côté, nous tentons d’organiser notre expédition au parc Pumalin. C’est laborieux. Nicholas a beau être LA personne à contacter pour cela, il n’est pas très organisé. De plus, nous ne lui demandons pas ce qu’il a l’habitude de faire. Lui, ce qu’il aime, c’est emmener les gens en expédition et faire le guide. Nous, nous cherchons un transport pour nous déposer au parc et venir nous rechercher après notre rando le lendemain. Il peut nous offrir cela, mais à quel prix… Surtout qu’il est déjà 11 h et que la rando que nous voulons faire prend une journée complète ! Du coup, nous nous retrouvons avec Luis, un Espagnol de Madrid qui dormait à la même auberge que nous et qui cherche aussi à aller au parc. Nous partons donc pour la journée, pour 10 000 pesos chacun, hum hum. Les randos que nous allons faire sont super courtes, pas sûr que cela vaille la peine. Mais bon, il n’y a pas d’autre moyen pour se rendre au parc. Et nous avons encore 2 jours à tuer ici avant notre bateau, il faut que nous fassions quelque chose. Nous voilà donc partis.

Premier arrêt à la base du volcan Chaitén. C’est impressionnant ! L’éruption a tout brûlé et c’est un paysage désertique qui s’offre à nous, avec en fond, le fameux volcan duquel sort encore de la vapeur. On ne peut pas imaginer cela depuis la route. C’est vraiment beau, même si c’est ce qui a provoqué le malheur des gens d’ici.

Nous montons ensuite un peu plus au nord dans le parc, pour aller voir des alerces, les fameux arbres du parc argentin que nous n’avons pas pu voir. Ces arbres, de la famille des cyprès, ont été surexploités, et comme ils poussent très lentement (moins de 2 cm par an), ils sont menacés. Ils sont à présent un « monument national du Chili » et sont protégés. Leur coupe est interdite. Certains de ces géants mesurent près de 30 m de haut et sont vieux de 3 000 à 4 000 ans. Le sentier nous permet d’en voir quelques spécimens.

De retour à la voiture, nous redescendons un peu au sud vers le sentier des cascades. Nous pique-niquons rapidement et partons faire la marche d’une heure et demie. C’est un sentier quasiment composé uniquement d’escaliers, ça casse un peu les pattes. Mais cela nous permet de voir de superbes cascades, ainsi que d’autres alerces. Nous revenons bien contents de notre balade.

Comme nous ne voulons pas rentrer à Chaitén et ne rien faire pendant deux jours, Nicholas nous dépose à la plage de Santa Barbara, à 11 km de la ville, où il y a un camping gratuit. Et demain, nous rentrerons à pied à Chaitén, cela nous occupera la journée. En fait, l’emplacement de camping se trouve sur le Sendero de Chile. Il s’agit d’un projet de sentier de randonnée qui doit traverser tout le pays. Ici, le projet a été abandonné depuis l’éruption, on ne sait pas s’il sera repris ou non. Toujours est-il que les emplacements de camping, les tables de pique-nique, et même les sanitaires, le tout gratuit, sont bien là, au bord de la plage. Ce serait vraiment idyllique si le projet avait été poursuivi, parce que là, c’est un peu négligé. En fait, les emplacements de camping, ça va à peu près, mais les sanitaires sont inutilisables, les toilettes sont bouchées et débordent, il y a une fuite énorme, tout baigne dans l’eau, bref, c’est dégueu… Nous sommes un peu dégoûtés, parce que c’est un super projet et qu’il y a toutes les installations. Il y a même des douches et de quoi laver le linge !

Malheureusement, on ne peut pas en profiter, et tout le monde s’en fout. En même temps, on ne peut pas leur en vouloir, les gens du coin ont sûrement d’autres préoccupations… En tout cas, ça fera bien l’affaire pour la nuit, et nous installons notre campement, Stéphane prépare le feu, et nous passons une petite soirée tranquille à moindre frais. En plus, on se gave de pain maison que j’ai récupéré chez des gens qui vivent à côté. Ah oui, un truc génial ici, les gens font leur pain et le vendent. C’est pratique dans les villages où il n’y a pas de boulangerie. Là, on me l’a donné, c’est encore mieux, hi hi. Et nous avons même la chance de voir des phoques jouer et pêcher dans la baie, à 50 m de nous ! Nous nous couchons à 22 h, après un super coucher de soleil ultra rapide entre deux couches de nuages, bien contents de notre journée. Nous aurions quand même manqué quelque chose si nous n’étions pas allés au parc.


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