Quand je vous le disais…

Le Nord d’ici est maudit. Nous ne parviendrons pas à le visiter correctement. Pas cette fois, en tout cas.
La mission de ce matin, avant de quitter Port Hardy, consistait à appeler un assureur à Nanaimo pour savoir quelles pièces présenter pour le transfert de l’assurance auto du Yukon à la Colombie-Britannique, et à prendre rendez-vous. Résultat : il faut un rapport d’inspection du véhicule attestant qu’il peut être conduit en toute sécurité dans la province, puisqu’il vient d’ailleurs. Qu’à cela ne tienne, il suffit de trouver un garage certifié pour ce type d’inspection, ça ne devrait pas être trop compliqué. On aimerait avoir le certificat d’ici vendredi, parce que c’est le jour où nous voulons transférer l’assurance. Comme on a le temps et que ce genre d’inspections n’en prend pas beaucoup (de temps), nous décidons de régler ça ici.

Mais ici, c’est le Nord! Et comme tous les nords, c’est paumé. Un seul mécano est autorisé à faire ces inspections en ville. On est lundi, il est fermé. Pas de problème, on a eu le nom d’un autre à Port McNeill. Ça tombe bien, c’est là qu’on va.

En chemin, nous faisons un crochet vers le petit village de Port Alice, au bord d’un bras de mer. Tranquille et très mignon, c’est le genre de lieu qui nous plaît. Nous reviendrons sûrement admirer le paysage dont nous ne pouvons malheureusement pas profiter à cause de la fumée. Sur la route, nous nous arrêtons pour faire une petite marche dans le parc provincial Marble River : 4,5 kilomètres le long d’une rivière pour aller observer les saumons et admirer des bassins turquoises, c’est tentant. Finalement, ce sont 8 kilomètres dans la forêt avec un petit point de vue sur une chute d’eau (sans saumons) et au bout, une plage (sans bassins).

Bon, un peu d’exercice physique, ça ne fait jamais de mal. Les Britannico-Colombiens semblent avoir du mal avec les distances… Au retour, direction Port McNeill.

Nous avions eu un bon feeling lors de notre bref arrêt dans cette petite ville en bord de mer et nous avions prévu de nous y arrêter de nouveau pour l’explorer. Mais avant toute chose, nous nous mettons en quête du fameux mécanicien habilité à inspecter Étienne. Notre passage au centre d’info touristique, peu fructueux, nous permet tout de même d’avoir l’adresse. Nous voilà donc partis, et là, surprise : ils font bien l’inspection, ils peuvent nous prendre jeudi, mais avant… il faut changer le pare-brise! Eh oui, car notre beau pare-brise tout fissuré à la mode yukonnaise, en Colombie-Britannique, eh bien, ça ne passe pas. Celle là, on ne s’y attendait pas, enfin, si, on s’en doutait. On comptait le changer à un moment, mais pas dans l’urgence comme ça. Alors bien sûr, ici, il y a un endroit où on peut faire ça. À droite, dans la zone industrielle, au fond, dans l’allée, derrière le bâtiment au toit rouge… Bref, on n’a jamais trouvé. Nous nous sommes donc résignés : il faut quitter Port McNeill et nous rendre dans une plus grosse ville. Après avoir appelé différents garages de Campbell River pour obtenir un rendez-vous pour changer ce satané pare-brise, sans succès, c’est à Courtenay que nous trouvons notre bonheur. Le garage l’a en stock et peut le changer le lendemain matin. Courtenay, ce sera donc. En fait, c’est parfait. Nous ne connaissons pas les lieux, et ce sont nos amis Anne et Ronan qui pourront nous les faire découvrir, puisqu’ils sont en cours d’emménagement dans la région.


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