Un peu trop pressés…

Les vacances, on disait? Mmmmm, il semblerait qu’elles ne soient pas encore pour tout de suite. Campbell River sera notre prochain arrêt, pour un peu plus longtemps que prévu. À un peu plus de 150 km de Nanaimo, Stéphane sent qu’Étienne fait des siennes. Il avait déjà cette impression depuis que nous avions laissé la remorque, comme si la transmission ne transmettait plus. En gros, ça roule, mais ça vibre et ça fait du bruit. Mieux vaut prévenir que guérir, comme on dit, alors arrêt chez Toyota dans la dernière « grande » ville en direction du nord. Rendez-vous pris pour vendredi, en attendant, on a deux jours à tuer. Ce n’est pas si grave, après tout. Nous faisons du tourisme et toutes les régions nous sont inconnues. Nous nous serions donc arrêtés à un moment ou à un autre. C’est juste plus tôt que ce qu’on pensait. En tout cas, la région a beaucoup à offrir, on aurait pu tomber plus mal.

On dit de Campbell River, ville portuaire de 35 000 habitants, qu’elle est la limite de la civilisation dans cette direction de l’île. Elle se trouve entre terre et montagne, ce qui en fait un lieu parfait pour les activités extérieures. Ne reste qu’à choisir.

Pour le premier soir, nous arrivons, après bien des efforts, à trouver un camping gratuit dans un parc provincial. Bien qu’il y en ait un certain nombre dans la région, ces campings sont plutôt éloignés, souvent accessibles par des chemins de terre, et très prisés. À force de persévérance, nous finissons par trouver notre bonheur, mais l’accès a été difficile, et nous sommes loin de la ville – et du garage. Ça ira pour cette nuit, mais nous changerons notre fusil d’épaule demain.

Du coup, c’est l’occasion de dormir dans le pick-up. Pas de tente à démonter demain, ça nous fera gagner du temps. Et finalement, sans moustiques, on dort super bien dans Étienne. On avait oublié.

Au matin, nous reprenons la route de la ville et nous rendons directement sur le sentier Ripple Rock qui, selon le descriptif, est plutôt attirant. Un peu plus de 8 kilomètres sur un chemin boisé longeant la côte pour atteindre un point de vue sur les îles du golfe, ça donne envie. En plus, il ne semble pas y avoir beaucoup de dénivelé. Comme ça fait looongtemps qu’on ne s’est pas bougé les fesses, on décide de le faire en courant. Eh bien, pas de dénivelé (mais un peu quand même) à la course plutôt qu’à la marche, ça se transforme vite en une interminable ascension! Nous avons souffert. Montée, descente, montée, descente, entre branchages et racines… Après ça, on était rincés. Mais ça valait la peine. Le chemin était vraiment très joli, avec quelques points de vue sur l’océan et un très beau point de vue à l’arrivée. Nous ne nous sommes pas fatigués pour rien. Et quand même, ça fait du bien de courir un peu.

Après ça, il faut se trouver un coin pour dormir ce soir, proche de la ville si possible, histoire de ne pas avoir à faire 50 kilomètres par jour les trois prochains jours. Le camping provincial tout proche semble parfait. Il est payant, mais aménagé, alors on pourra au moins se doucher. Après l’effort de ce matin, ce ne sera pas du luxe. Enfin, c’est ce qu’on croyait. Finalement, pas de services. Pas de douche. Et COVID oblige, la responsable du camping ne sait pas où nous envoyer, puisque toutes les installations publiques sont fermées. Le centre d’information touristique ne nous sera pas d’une plus grande aide à ce sujet. Pas plus que les campings privés qui refusent de nous laisser nous doucher, même si on paye. Plus qu’une solution : le lac. Un peu frisquet, mais ça fait l’affaire (toujours plus chaud que la baignade expresse dans l’océan un peu plus tôt dans la journée). Après plusieurs jours sous le soleil et 30 degrés, c’était nécessaire. Ce sera notre baignoire officielle pour les trois prochains jours.

Le lendemain, c’est rando. Enfin, au départ, on croyait que ce serait une petite marche. Mais finalement, c’était un peu plus que ça. Le camping se trouve dans le parc provincial Elk Falls, qui compte plusieurs sentiers : le long de la rivière, jusqu’à un pont suspendu, dans la forêt… Au total, nous aurons parcouru 14 kilomètres, alors que nous partions pour 8 au départ. Comme nous nous en rendrons compte au fil du temps, les distances des sentiers de l’île de Vancouver varient souvent en fonction de la source de l’information. La balade a néanmoins été très agréable. Comme toujours, nous pouvons admirer les immenses arbres propres aux forêts d’ici, et la végétation des plus variées en raison du climat humide. Et c’est la saison de la remontée des saumons, et c’est toujours drôle de les voir sauter hors de l’eau pour attraper les mouches. On aurait bien aimé voir un ou deux ours pêcher, mais pas de chance de ce côté-là. Une prochaine fois, peut-être.

Vient alors le rendez-vous tant attendu! Nous déposons la voiture au garage et partons à l’assaut de la ville en attendant le verdict. Pour la ville, c’est très vite fait. C’est très mignon : joli front de mer, petites boutiques locales, parcs agréables… Nous, on cherche un endroit où s’asseoir et se connecter au wifi, et ça, c’est pas facile. Après avoir tourné un peu, on trouve enfin un café qui accepte les clients à l’intérieur et ne se limite pas à la vente à emporter. Par contre, il est 14 h 15, et ça ferme… à 15 h. Vite vite, Stéphane publie le premier article (rédigé il y a un certain temps déjà) sur le site, et il est l’heure de sortir. Puis on attend la navette qui nous ramène au garage. Résultat : tout va bien. Ils ont tout testé, vérifié, mis à l’essai, mais ils n’ont rien trouvé. On n’a plus qu’à payer, et à nous la liberté. Mais pas la liberté d’esprit. Un peu rassuré, Stéphane n’est toutefois pas satisfait, car le problème n’est pas réglé. Il n’y a cependant pas grand-chose à faire. Si le mécano n’a rien vu, ce n’est pas nous qui verrons. En tout cas, on sait quand même qu’il n’y a rien de majeur, c’est déjà bien. Pour fêter ça, direction… la microbrasserie Beach Fire Brewing! Terrasse parfaite pour une bonne bière d’apéritif au soleil. On en profite avant de quitter la ville demain.

Demain, justement, nous nous levons tôt et allons courir (on y reprend goût) sur le sentier qui longe la rivière. Après ça, petit déj’ et bain au lac, et c’est parti, direction Port Hardy. Campbell River a été une belle découverte. Nous ne manquerons pas d’y retourner.


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