Canoa : playa, hamaca, cocktails et moustiques dans le Pacifique

Qui l’eut cru, on peut avoir l’impression d’être sur la côte méditerranéenne, à l’autre bout du monde, sur la côte pacifique. Et ce ne sont pas nos amis de Vancouver qui vont nous contredire, le Pacifique, il est froid. Ben là, non. Au contraire, on rentre dedans comme dans le bain, c’est vraiment inattendu. Par contre, certains jours, l’eau est marron, cela ne donne pas très envie. Et l’océan est vraiment violent. Il ramène des troncs énormes sur la plage tous les jours, à tel point que les locaux doivent passer au tracteur pour déblayer et permettre aux baigneurs de s’allonger sur le sable. Les paysages aussi sont inattendus. En fait, c’est la jungle dès que l’on tourne le dos à la mer. C’est vraiment joli, et très divers en termes de faune et de flore. Nous n’avons pas pris le temps de nous aventurer, mais il y a pas mal de choses à aller visiter dans la région, notamment les mangroves et autres, pour les oiseaux. Nous, on a préféré profiter des hamacs et des cocktails, et jouer l’appât aux moustiques. Une horreur ! Il paraît qu’en saison froide, il y en a moins, mais là, nous avons été servis. Mais cela n’a pas suffi à gâcher notre séjour. Nous aurons juste manqué de temps, mais cela est propre à tout notre séjour en Équateur.

Deux semaines n’auront pas suffi. Nous n’aurons pas vu la jungle, ni exploré les plantations de café, les cultures de cacao, pas été sur les îles Galapagos (ça, c’était plus une question du budget…), pas assez échangé avec les gens. L’Équateur est le pays de la diversité, cela nous a choqué dès les premiers jours. Diversité des gens : on croise des noirs, des blancs, des autochtones sans distinction aucune. Diversité des paysages : sur une si petite surface, le pays nous a semblé beaucoup plus riche et varié que ses voisins bien plus grands, et du coup, variété des cultures, de la nourriture : on cultive autant du maïs que de la canne à sucre ou des bananes (de tous types…). La présence de l’Amérique du nord a été un choc également. À aucun endroit nous n’avons autant remarqué la présence des États-Unis pendant tout notre voyage. Il paraît pourtant que les Équatoriens sont les plus anti-Américains au monde. Par contre, dès qu’ils ont un peu d’argent, ils sont les premiers à acheter un billet d’avion pour les USA… Un pays de contraste, donc, qui nous laisse un peu sur notre faim. Il nous aurait fallu au moins deux semaines de plus. D’autant que cela nous aurait permis d’assister aux grandes festivités incas de l’Inti Rami, pour l’équinoxe, et d’aller voir Manu Chao en concert à Quito avec Calle 13, et ça, franchement, pour finir, ça l’aurait fait !

Mais nous en resterons là. Ce soir, nous atterrissons à Calgary où nos couchsurfers colombiens nous récupèrent pour quelques jours, le temps de régler les premières affaires sur place. Mais vu la tournure des événements, cela ne devrait pas prendre trop longtemps, et nous devrions bientôt nous retrouver au Québec. Pas de date précise encore, mais cela va venir. Quant à moi, je réfléchis déjà à notre prochaine destination…


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