Calgary Folk Festival, c’est fini

Deuxième déception quant aux événements majeurs de notre nouvelle ville, après le Stampede, le festival folk. Vous allez vraiment nous trouver râleurs, jamais contents, voire carrément négatifs tout le temps. Et bien tant pis, c’est comme ça, le festival folk ne nous a pas plu. Il faut dire que la barre a été placée tellement haut par le Festival d’été de Québec (FEQ), qu’il est difficile de se contenter de quelque chose de moyen après. Alors, même si nous essayons autant que possible de ne pas trop comparer notre vie ici avec notre vie dans l’Est, pour le coup, c’est impossible. Le FEQ est encore trop frais dans nos mémoires, et nous avons tellement été enchantés et comblés par ce festival qu’à partir de maintenant, tout festival sera comparé à celui-là. Essayons tout de même de faire preuve d’objectivité.
Tout d’abord, le prix du festival folk de Calgary ne nous a pas tout à fait enchantés. Bon, c’est vrai, impossible de battre le FEQ là-dessus : 10 jours de festival à moins de 100 $, c’est irréel. Nous ne nous laissons donc pas abattre et achetons, en prévente, nos laissez-passer pour les quatre jours. 145 $ par personne, sachant que les billets journaliers coûtent 55 $, nous faisons une affaire. De toute façon, c’est le prix moyen de tout festival qui se respecte (voir Osheaga, à Montréal, p. ex.). Et il y aura forcément quelque chose à voir tous les jours. Seulement voilà, une fois la programmation officielle sortie, nous nous rendons compte que l’une des raison de l’achat du billet (Sinéad O’Connor) a annulé. Je me faisais une joie de la revoir après toutes ces années (je l’avais vue à Waterford en 2002…) Déception donc, surtout qu’en se penchant de plus près sur la programmation, nous nous rendons compte qu’il n’y a pas tant de choses que cela. En fait, si, il y a plein de choses, mais locales et pas connues. Nous n’avons rien contre cela, bien au contraire. Ceux qui nous connaissent savent que nous sommes toujours partants pour faire des découvertes musicales en tout genre (surtout quand il y a de la bière, hé hé). Mais ce que nous reprochons ici, c’est le prix. À notre avis, c’est vraiment exagéré pour voir des groupes de l’ampleur de ce qui nous est proposé. La seule vraie tête d’affiche présente, c’est Chris Isaac… On n’a rien contre lui, mais quand même ! Alors nous misons tout sur Beirut, qui était la deuxième raison de l’achat du laissez-passer. Reste ensuite Iron and Wine, pour moi, et Marc Ribot, pour Stéphane, le dimanche, et des découvertes, plein de découvertes, les autres jours. Disons que les 300 $ nous restent un peu en travers de la gorge.

Le jour J, jeudi, nous partons en fin d’après-midi sur les lieux : Prince’s Island park, en plein centre-ville. Le lieu est vraiment sympa. Toute l’île est réservée pour le festival, il fait beau, et c’est Beirut, ce soir, nous sommes contents. Sauf qu’en arrivant, il y a une queue d’enfer pour entrer. Nous avons une heure avant le début du concert… Finalement, cela va assez vite, nous sommes sur place en 30 minutes, avec notre laissez-passer au bras (plus besoin de faire les queue les jours suivants). Nous nous dirigeons donc vers la grande scène, impatients d’aller nous mettre en place avec une bonne bière. Deuxième choc du jour, après la file à l’extérieur, on ne boit pas en écoutant de la musique. Fini les vendeurs qui se baladent avec leur glacière remplie de Molson Dry sur la tête pour venir servir les festivaliers. Ici, on va au beer graden, derrière des grilles. Une fois dans l’enceinte, on achète des tickets, puis on va chercher sa bière avec les tickets en question. Du beer garden, on n’entend même pas la musique de la grande scène, à quelques mètres de là. Gros point positif tout de même, non négligeable : la bière est bonne ! C’est de la Big Rock, brassée à Calgary, et il y a trois sortes de pressions différentes. Nous optons pour la Traditional ale, Stéphane vous en reparlera.
En tout cas, il faut la mériter, mais qu’est-ce qu’on la savoure… Parce que la Molson, elle avait vite fait de peser sur l’estomac, quand même. Dommage qu’on ne puisse pas aller déguster ça devant son groupe préféré 😦 Mais revenons à nos moutons. Après avoir bu rapidement une (bonne) bière à deux, faute de temps, nous nous dirigeons vers la scène pour être prêt lorsque Beirut commencera (avec une heure de retard).

Étonnement : les bâches et les chaises couvrent tout le terrain devant la scène !!! Pour ceux qui connaissent les déboires des spectateurs du FEQ avec leurs chaises, vous devez penser que vous savez de quoi nous parlons. Et bien non ! ici, on ne peut pas rester debout. Il n’y a que des chaises et des couvertures. Si l’on veut être devant la scène, il faut s’asseoir (si on trouve un carré de pelouse vide, chose carrément inimaginable sauf en se levant aux aurores). Sinon, direction sur les côtés, parqués comme des bestiaux, avec interdiction de se mettre debout dans la zone assise. Nous n’avons jamais vu cela. On hallucine.

Même le bassiste de Beirut fait un commentaire en demandant aux gens de se lever, parce qu’il n’avait jamais vu un festival où « on obligeait les gens à ne pas danser »! C’est une volonté du festival (qui vend d’ailleurs des chaises à son nom…), et nous pensons que c’est une des raisons qui font que cela plaît au public. En même temps, nous comprenons l’envie de certaines personnes de se poser dans l’herbe pour profiter de la musique. Et il en faut pour tous les goûts. Cela donne un côté beaucoup plus familial aux festivités, on voit des bébés et des poussettes partout, tout le monde peut en profiter. Mais de là à faire du côté familial la norme, c’est un peu trop pour nous. En tout cas, cela nous a un peu dérangé, surtout lorsqu’une dame a demandé à Stéphane de s’asseoir parce qu’il gênait la visibilité à 10 h 30 du matin sur une scène minuscule avec un public d’environ 30 personnes. Sinon, Beirut, c’était bien, mais pour terminer en beauté, disons que 55 minutes de concert, nous avons trouvé cela un peu court, surtout que c’était LE concert qui nous intéressait. Mais c’est comme ça au festival folk, les groupes « importants » jouent une heure, les autres 45 minutes…
Mais ne nous attardons pas sur les côtés qui nous ont parus négatifs. Voici, pêle-mêle, quelques exemples de ce qui nous a plu au festival folk de Calgary :
La bière est bonne, nous l’avons déjà dit, mais c’est l’un des points les plus importants pour tout bon festivalier qui se respecte. Et comme il faut aller la chercher soi-même, et bien, on économise le pourboire, qui nous faisait bien râler à Québec 😛
La diversité des stands de nourriture nous a impressionnés. Il y en a pour tous les goûts, et cela ne se limite pas aux hot-dogs hors de prix. Non, ici, on peut manger des sushis, des burgers frites de pub faits devant vous, comme au pub, des crêpes, des mets asiatiques, des plats bio… On peut même s’initier à la slow food si on veut (http://slowfoodcalgary.ca/). Vraiment sympa de pouvoir manger autre chose que des chips ! Bon, par contre, là encore, après, il faut savoir pourquoi on va au festival. Parce que si l’on passe son temps à goûter toutes ces bonnes choses, il n’en reste plus beaucoup pour écouter la musique, hein…
Il y a un marché d’artisans sur le site. Nous avons trouvé que c’était une bonne idée, cela permet de faire autre chose quand on en a marre de la musique. C’est une autre ambiance, très sympa.

Et n’oublions pas le principal : la musique, quand même. Le premier jour a été plutôt mitigé, mais nous avons bien plus profité du deuxième, et avons fait de très belles découvertes, notamment mon coup de coeur : Mercedes Peón, un mélange ethnique étonnant, à écouter sans modération (http://www.mercedespeon.gal/) ! ( Nous avons également beaucoup aimé Marco Calliari, le Québécois ancien membre du groupe Anonymus, avec sa musique festive à la Kusturica, mais chanté en italien (http://www.marcocalliari.com/). Et le beau temps était de la partie, ce qui nous a permis de bien apprécier ces moments.
Nous n’avons cependant pas été assez enchantés pour nous motiver, et nous n’y sommes même pas allés le dimanche. Nous n’avons donc même pas vu Marc Ribot et Iron and Wine… Moralité, nous ne nous précipiterons certainement pas autant l’an prochain. Par contre, il y a de grandes chances pour que nous soyons au FEQ en 2013 !!!
Dans un domaine tout a fait différent, nous sommes heureux de vous annoncer que nous avons commencé à goûter notre production potagère. Mon jardinier a bien travaillé : nous avons mangé de la laitue du jardin cette semaine : un vrai régal. Ça fait tellement de bien de manger de la salade tendre et fine, qui a du goût. Cela change du carton au goût de flotte que l’on nous vend au magasin. Même la salade bio que nous achetons chez Spud à un prix complètement déraisonnable n’arrive pas à la cheville de nos laitues maison !

Et nous avons cueilli notre première tomate, bien rouge ! Elle sent trop bon. Nous attendons le bon moment pour la déguster. On vous en dira des nouvelles ! Pour rester dans la bouffe, parce qu’il est l’heure de manger et que j’ai faim, nous nous sommes fait un vrai resto de sushis (à la maison, on a emporté) en rentrant du festival samedi : succulent ! Et le restaurant est tout près de chez nous, on y retournera !


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