Ma madeleine de Proust. Tous les ans, elle marquait le début des vacances d’été, des aventures en camping à venir. Le mois de Juillet se terminait, mon père allait ou venait tout juste d’être en congé. La caravane dépoussiérée et chargée à bloc, nous étions prêts à prendre la route des vacances. Aussi petit que je me souvienne, nous partions très tôt le matin vers 4-5 h du matin, pas d’autoroute à l’époque, que des routes nationales et départementales. Mon frère et moi, nous finissions notre nuit à l’arrière de la Peugeot 305 verte, la tête bien enfoncée dans les oreillers, un chat gris ente nous deux. Et quelque part entre 8 h et 10 h du matin, je me réveillais, elle était là. La Loire, elle me paraissait gigantesque, si belle, si marron, parfois asséchée. Elle n’existait plus que par les cartes d’école, elle était là, sous mes pieds. Dans mon imaginaire, c’était le fleuve le plus large du monde, à n’en pas douter… Nous étions à Orléans, sur le pont qui enjambe le fleuve en direction de Cénac dans le Périgord.
J’aimais ce pont, mais encore plus j’aimais ce fleuve. Avec lui, les vacances allaient bientôt commencer. À nous les baignades, les tours du monde en bateau pneumatique, les explorations de fonds marins avec masque et tuba…
Cette fois-ci, c’est à Saint-Nazaire que nous avons traversé le fleuve en direction de la Vendée.
Tu preferes la pagaie ou les pedale? Paddle or pedal?
Le choix est difficile! Avec l’anglais, un bout de langue de travers et zwiff, ça glisse, on dit un autre mot! Paddle for sure. Pedal, only with Distortion! 😉