J’irai revoir ma Normandie

Nous voici donc officiellement sur la route. Direction la Normandie, pas très loin de la baie de Somme, me direz-vous, mais la Normandie, c’est grand et nous nous engageons pour une longue première étape.

Nous nous arrêtons d’abord à Mont-Saint-Aignan où Antoine, le cousin de Stéphane, et sa femme Pauline nous accueillent chaleureusement. Après une grosse journée d’ascension et une nuit cachés dans un bois, nous sommes heureux d’arriver le lendemain matin pour une journée de repos en bonne compagnie.

C’est ensuite à Conches-en-Ouche que nous faisons escale pour un nouvel arrêt en famille chez les Michels après avoir traversé de magnifiques villages dont nous n’aurions pu soupçonner l’existence. Nous prenons le temps d’admirer ces beaux paysages et ces défilés de grandes maisons, de chaumières et de domaines. Difficile de ne pas prendre le temps, car ça monte tellement que nous n’avançons pas bien vite, et nous avons les jambes bien lourdes en arrivant. Nous apprécions les deux jours suivants qui nous permettent de nous reposer et de visiter les alentours, notamment l’abbaye du Bec-Hellouin et le village de Verneuil. De quoi se plonger dans l’histoire et admirer l’architecture locale.

Après cette courte étape, c’est parti. Direction le Cotentin. Pour nous y rendre, nous passons par les champs et rejoignons la jolie ville de Pont-Audemer et ses canaux, puis Honfleur. La ville est magnifique et les touristes nombreux. Nous prenons tout de même le temps de nous y promener avant de reprendre la route jusqu’à Houlgate. Nous voilà sur l’Eurovéloroute 4, ou Vélomaritime, qui relie Roscoff, en Bretagne, à Kiev, en Ukraine. Bien sûr nous n’en emprunterons qu’une partie (pour le moment 😉).

Nous longeons donc les côtes du Calvados et de la Manche, en passant par les fameuses villes de Cabourg, Trouville et Deauville, et entrons quelque peu dans les terres pour un arrêt à Bayeux pour voir l’immanquable tapisserie et admirer la vieille ville.

C’est alors que la pluie que nous avions réussi à éviter nous rattrape, et nous suivons la route des plages du débarquement sous l’eau. Juno, Omaha et Utah beaches n’en sont pas moins impressionnantes et il est toujours bon de se remémorer les événements du passé, qui n’est pas si lointain.

Après une nuit près d’Isigny, nous entrons dans le Cotentin que nous allons parcourir en partie. Petit arrêt à Carentan-les-Marais, puis crochet à Sainte-Mère-Église (difficile de passer à côté du parachutiste sur le clocher de l’église sans aller le voir de nos propres yeux), nous plantons la tente à Quinéville, à deux pas de la plage. À noter la découverte d’une excellente microbrasserie à Sainte-Mère-Église, digne d’une petite pause.

Le lendemain, c’est vers Barfleur que nous nous dirigeons, après un arrêt à Saint-Vaast-la-Hougue. Même sous l’averse, il vaut la peine de se promener dans les ruelles pavées entre les maisons en pierre… et de s’arrêter à l’épicerie Maison Gosselin, pour le moins étonnante. De quoi vider son porte-monnaie en quelques minutes.

Nous arrivons trempés à Barfleur et profitons d’une accalmie pour planter la tente au camping municipal, avec vue sur la mer. Pas étonnant que l’on parle de l’un des plus beaux villages de France : c’est magnifique! La météo nous laisse tranquille la soirée pour nous permettre de déambuler dans les ruelles et sur la jetée. Nous n’aurons pas autant de chance le lendemain, car le pluie ne cessera pas. Il nous faudra donc faire une croix sur la pointe nord-ouest du Cotentin, puisque nous prendrons ensuite la route pour Cherbourg où nous séjournerons quelques jours.

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