La Méditerranée

Nous continuons de longer la côte Méditerranéenne. Et là, on entre dans le vif du sujet. Palavas-Les-Flots, La Grande-Motte, Aigues-Mortes.

Tellement de monde. Les moteurs vrombissent, les pneus crissent, les klaxons hurlent… On s’entend, les conducteurs sont tous énervés. Soit le soleil leur tape sur la tête, soit ils se transforment tous en démons sanguinaires à peine assis dans leur engin motorisé. Et sur les pistes cyclables? Pas mieux. Si tu n’utilises pas ta sonnette pour prévenir avant de dépasser, tu te fais engueuler. Et si tu l’utilises pour indiquer ton arrivée parce que le couple devant roule de front et prend toute la voie, tu te fais engueuler. À mon tour je me transforme en démon sanguinaire, le prochain enfant que je croise à vélo, je le balance dans le canal, comme ça gratuitement, juste pour le plaisir et si c’est un vieux en vélo électrique, je le balance aussi dans le canal et je m’assure qu’il ne regagne pas la berge en lui lançant des pierres à la tête. Sérieusement, nous nous demandons parfois ce que nous faisons là. En fait, nous le savons, nous allons rendre visite à la tante de Mélanie qui habite Rognac et à mon cousin Germain qui habite Calas, un petit village voisin.

Mais avant de rejoindre Rognac, nous décidons de faire une petite boucle en Camargue. Direction Saintes-Maries-de-la-Mer, capitale de la Camargue.

Nous y passons la nuit. Le seul camping est un immense parc qui compte plus de 500 emplacements, sans haies pour les délimiter. Le camping est plutôt vide. Pas étonnant, nous sommes en juin, les moustiques ont pris possession du lieu… Petite piqure de rappel. Encore une fois, on avait presque oublié comment les moustiques pouvaient te pourrir une soirée. Bref, nous passons une soirée horrible dans un camping horrible et horriblement cher, entourés de moustiques avides de sang. Nous décampons rapidement le lendemain sans petit-déjeuner, c’est dire!

De Saintes-Maries, nous traversons le parc naturel régional de Camargue en direction du phare de la Gacholle sur une route entre mer et marais. Le sentier est ensablé, je tombe de vélo, les moustiques rappliquent, il faut pousser son vélo dans le sable, les moustiques nous piquent, il faut remonter sur le vélo et se remettre à rouler, les moustiques continuent de nous piquer malgré le vent.

Tiens, parlons-en du vent. Plein nord. Passé le phare de la Gacholle, nous allons plein nord en direction d’Arles. Et c’est parti pour 35 km de vent de face qui nous freine. Impossible de dépasser les 10 km/h. Nous arrivons à Arles crevés, enfin fatigués, et nous installons au Camping City, où les moustiques ont disparu. Ah la bonne nouvelle! Nous visitons la ville, le centre, les arènes, le théâtre et passons la soirée dehors. Et cerise sur le gâteau, c’est calme. Enfin un peu de sérénité!

Les jours qui suivent, nous les passons en famille, bien plus tranquilles. D’abord avec Véronique, la tante de Mélanie puis avec Hélène, Gemain et leurs deux petites filles.

Nous voulions aller en Corse faire une partie du GT 20 mais clairement, cette région ne nous convient pas et nous pensons que le ressentiment sera le même en Corse. Nous décidons donc de faire une pause dans un coin tranquille, au Rouet, dans les calanques, pour réfléchir à la suite de notre périple. Nous savons maintenant que nous allons remonter la Via Rhona jusque Genève et Thonon-Les-Bains, puis le canal du Rhin jusqu’à Rotterdam et prendre un ferry pour nous retrouver en Angleterre. Et faire une petite boucle jusqu’à Newhaven d’où nous prendrons un ferry pour Dieppe.

Et la boucle sera presque bouclée. Bien sûr, rien n’est gravé dans le marbre et l’itinéraire peut encore changer. Mais nous avons une trame et pouvons nous projeter.

Plus de photos ici.


Une pensée

  1. Hâte de vous voir ! La partie Givors – Lyon est assez affreuse (le long d’une zone industrielle, entre l’autoroute et la ligne TGV, sur des chemins pour VTT 🫠). Je vous conseille de prendre un train !

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