Jeu, set et match

Impossible de ne pas rendre un petit hommage à Rafa puisque nous sommes sur sa terre natale. Mais ce sera le seul, rassurez-vous. Nous ne sommes pas en pèlerinage.

Nous voici donc à Mallorca, dans les Baléares. Après 5 h 30 de bateau, nous sommes arrivés sur l’île à 22 h 30, bien contents de trouver notre logement et de nous mettre au lit. On ne voit pas grand-chose. Comme on dit, demain, il fera jour.

Petite rétrospective de notre trajet jusqu’ici. Nous avons passé deux jours à Alicante. Un peu trop à notre goût, nous n’avons pas été enchantés par la ville ultra touristique. On y retrouve Anglais, Allemands, Néerlandais, Français, et autres nationalités en masse, au point de peiner parfois à entendre parler espagnol.

Le plus intéressant est le château de Santa Barbara, perché sur son promontoire à 166 mètres d’altitude. On s’essouffle un peu pour y monter, mais cela vaut la peine. Déjà, il est gratuit, ce qui est plutôt rare. Ensuite, il est très bien conservé et on voit que la ville met les moyens nécessaires à son entretien. Enfin, la vue est magnifique, difficile de le nier.

La vieille ville est plutôt jolie, mais toute petite par rapport à ce que nous avons pu voir jusqu’ici. Nous en faisons donc rapidement le tour. Nous avons aimé les quartiers un peu plus populaires, comme le marché central – bien qu’il attire tout de même son quota de touristes. Pour le reste, Alicante est une ville balnéaire comme beaucoup d’autres, qui fait la part belle aux expatriés et aux vacanciers. Rambla bordée de restaurants, front de mer sur lequel les bars se font concurrence, plage bondée (et nous ne sommes qu’en mars), marina remplie de yachts…

Non, décidément, ce n’est vraiment pas le genre de lieux qui nous fait vibrer, et nous ne sommes pas mécontents de reprendre les vélos le lendemain.

La route n’est pas forcément la plus agréable, c’est une nationale et il y a beaucoup de passage. Nous nous faisons doubler par voitures et pelotons de cyclistes sans arrêt. Nous nous rendons compte que la région est bien plus peuplée que ce à quoi nous étions habitués ces derniers temps. Heureusement, lorsque l’on regarde au loin, ce sont des pics rocheux que l’on voit, et de l’autre côté, la Méditerranée bien bleue sous le soleil. C’est le combo gagnant, et la raison pour laquelle la Costa Blanca est prise d’assaut. Nous sommes choqués à notre arrivée à Benidorm, que nous ne connaissions que de nom, de voir l’étendue de l’urbanisation de cette ville. Nous avons l’impression d’arriver dans une ville américaine. Tout n’est que centre commerciaux et grandes enseignes (une succession de Leroy Merlin et Carrefour, entre autres) sur des kilomètres, puis ce qui ressemble à la « city » et ses buildings tous plus hauts les uns que les autres.

Nous sommes dans un monde parallèle auquel nous n’étions pas préparés. Et ce n’est pas l’esplanade noire de monde qui nous donne envie de nous attarder. En sortant de l’agglomération, cela se calme un peu et nous retrouvons une côte un peu plus sauvage et moins aménagée.

On y entend moins parler anglais et allemand, mais le français fait son grand retour et, à notre grand étonnement, ce sont en grande partie des Belges que nous croisons. Si nous mangions de tout, nous aurions même eu l’occasion de commander une fricadelle, du « cervela », et des « goffres ».

Après deux journées de trajet, difficiles en raison du relief et du vent, nous arrivons à Dénia, dernière agglomération de la Costa Blanca. Une jolie petite ville avec son château, son quartier de pêcheurs, ses souterrains de la guerre civile et son marché. Par contre, la météo s’annonce très mauvaise, alors nous décidons d’attendre deux jours pour prendre le traversier.

Nous sommes dimanche, et Palma de Mallorca nous attend!


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