Péninsule de Crozon

Ayant atteint le bout du canal de Nantes à Brest (qui ne va pas jusqu’à Brest, vous l’aurez compris), nous quittons Châteaulin avec pour objectif de rejoindre la péninsule de Crozon et de dormir à Camaret-sur-Mer. Nous avons hâte, car nous ne connaissons ni l’un ni l’autre cette région.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que les presque 60 km qui nous séparent de l’arrivée ont été très laborieux. La journée a commencé par une côte de 4 km à 10 % en moyenne.

Personnellement, j’ai jeté l’éponge au bout de 2 km, pendant que Stéphane filait devant. Ç’en était fini de moi. Le reste du trajet a été éreintant, tant physiquement que psychologiquement. Sachant qu’il n’y a pas de voies cyclables officielles dans ce coin-là, l’itinéraire « touristique » conseillé par le site des véloroutes de France se contente globalement de nous faire éviter à tout prix les grandes routes (même si elles ne sont pas si grandes que cela). On dirait en fait que sa mission est de nous faire prendre… les chemins de terre. J’exagère un peu – quoi que parfois, on se pose la question – mais en tout cas, il nous fait emprunter les routes agricoles, ça c’est sûr. Et là, ça ne fait que monter et descendre. Et disons que point de vue paysages, les champs, on connaît. Ce n’est pas vraiment pour cela que nous sommes venus en Bretagne. Bref, après plus de deux heures à faire des tours et des détours pour finalement retrouver le croisement qu’on voyait depuis le début là-bas, au loin, et un découragement de plus en plus présent (même chez Stéphane, et ce n’est pas peu dire), nous décidons de prendre la départementale. Alléluia! Dieu existe, nous sommes sauvés. Déjà, ça roule mieux, le revêtement est bien meilleur. Ensuite, le dénivelé est bien moindre. Ou pas, mais en tout cas, c’est plus doux, et ça passe mieux. Et pour le paysage, ça ne change pas grand-chose puisqu’on ne voyait pas la mer de toute façon. Le seul bémol, bien sûr, c’est la circulation. Mais sincèrement, après ce que nous venons de traverser, c’est tout à fait supportable.

C’est donc ainsi que nous parcourons les derniers kilomètres. D’abord, jusqu’au très joli village de Crozon où nous faisons notre maintenant quotidienne escale Coca-Cola de l’après-midi au PMU du coin, puis jusqu’à Camaret, où nous plantons la tente pour la nuit. Nous avions prévu de repartir dès le lendemain en direction de Landerneau, mais la dure journée et le plan que l’on nous remet à l’accueil nous font changer d’avis et nous décidons de rester deux nuits et de profiter de la péninsule. Et HEUREUSEMENT! Nous serions passés à côté de ce qui est pour moi la plus belle région que nous ayons vue jusqu’à maintenant. Finalement, cette journée difficile nous aura quand même permis d’admirer ces magnifiques paysages sauvages. Tous ces efforts en valaient donc la peine.

Plus de photos ici.


2 pensées

  1. Oui, la presque-île de Crozon se découvre à pied par le sentier du littoral. Le Pen’hir, lostmarch, le cap de la chêvre…. Pfff, c’est juste beau. Bonne continuation, ici, on a tous repris le boulot, et les vacances en Bretagne sont déjà un lointain souvenir.

    J’aime

  2. WoW, c’est vraiment beau, cette presque-île de Crozon! Un condensé de la Bretagne en un seul endroit.

    J’ai bien souri avec «notre maintenant quotidienne escale Coca-Cola de l’après-midi au PMU du coin», on se trouve toujours un petit réconfort simple dans ce genre d’aventures!

    J’aime

Laisser un commentaire