Le mois de mai est arrivé, et avec lui le soleil. Sachant que c’est normalement notre dernier été dans la région, je suis à l’affût de toute sortie ou découverte à ne pas manquer avant notre départ. Si possible en extérieur. Objectif : un week-end, une sortie!
Au début du mois, nous nous sommes offert un weekend à l’auberge d’un vignoble de Grand Pré, à deux heures de chez nous. C’est une région que nous affectionnons particulièrement et c’est toujours un plaisir d’y passer du temps. C’est également dans ce coin que se trouve la randonnée Cape Split. Nous y étions allés peu de temps après notre arrivée en 2020, et avions été bien déçus. Les 8 km de marche sont censés mener à un cap depuis lequel on doit pouvoir voir des rochers pointus séparés de la falaise. Lors de notre dernier passage, les rochers avaient disparu. Nous étions donc restés sur notre faim. En fait, nous n’avions tout simplement pas marché assez loin. Nous avions bien atteint le cap, mais pour voir les rochers, il fallait contourner la falaise principale et se rendre sur une autre pointe à… 50 m de là. Cette fois, nous avons donc pris la décision d’aller jusqu’au bout et d’aller vérifier que les rochers étaient toujours là. C’est quand même le clou du spectacle de cette rando, qui, il faut quand même l’avouer, est un peu longue et monotone. Bref, pour faire court, veni, vidi, vici. La rando n’est toujours pas palpitante, mais les cailloux sont toujours là. Et on ne refuse jamais un pique-nique au soleil au bord de la mer. Mais c’était la dernière fois.




Notre amie Johanna quitte bientôt l’Île-du-Prince-Édouard pour retourner en Suisse, et nous voulons la voir avant son départ. Quelle belle excuse!
Comme son île est quand-même loin, nous avons cherché un endroit où nous retrouver à distance à peu près égale, et avons porté notre dévolu sur le parc national Fundy, au Nouveau-Brunswick. Une petite fin de semaine dans la nature entre océan et forêt, ça semble parfait. Le parc, nous y étions passés il y a 15 ans. Autant dire que ça ne nous fera pas de mal de nous rafraîchir la mémoire.
Nous avons donc loué un chalet à Alma, le petit village à l’entrée du parc. Nous sommes hors saison, c’est plutôt mort, mais on peut tout de même imaginer sans mal à quoi cela peut ressembler l’été, lorsque les touristes débarquent en masse. Pour l’instant, nous avons la place pour nous. Nous avons exploré le parc pendant trois jours et sincèrement, on ne se serait jamais cru au Nouveau-Brunswick! Nous avons eu droit à des paysages de montagne (et à la pente qui va avec…), et c’était très dépaysant. Et de l’autre côté, c’est la baie et la mer qui s’offraient à nous. Vraiment, cette province est surprenante.





Le week-end dernier, retour en Nouvelle-Écosse pour aller découvrir le parc provincial Cape Chignecto, à l’ouest de la province, toujours sur la baie de Fundy. Et là, l’aventure était plutôt physique : 60 km de sentiers en arrière-pays, avec tout le bardas sur le dos. C’est l’occasion de tester notre toute nouvelle tente, achetée spécialement pour notre prochain voyage et prévue pour être transportée : 1 kg seulement! Eh bien, n’ayant pas fait ça depuis des années, nous l’avons senti passer. Le corps oublie vite… Mais il reprend vite ses habitudes aussi, et après une première journée difficile, la suite a été moins douloureuse. Enfin, si on met de côté le gros vent et les mouches. Mais que serait l’océan sans le vent? Et le Canada sans les mouches?
En gros, nous avons longé l’océan sans cesser de monter et descendre (le parc renferme les plus hautes falaises de la Nouvelle-Écosse) pendant trois jours, et sommes rentrés par l’intérieur du parc le dernier jour, c’est-à-dire par une longue balade en forêt. Toujours en montée et en descente. Conclusion : ça n’a vraiment pas été de tout repos. Le slogan du parc « It’s no walk in the park » (ce n’est pas une balade du dimanche) n’est pas mensonger, on a vraiment souffert. Mais pour quelle récompense! Nous avons passé quatre jours quasiment seuls dans la nature à traverser des paysages magnifiques. Alors que nous ne connaissions même pas l’existence de ce parc il y a un an, nous sommes vraiment très contents d’y être allés avant notre départ. Nous aurions vraiment raté quelque chose.






Depuis notre retour, il pleut. Mais quand je dis qu’il pleut, il pleut vraiment. Cela n’est pas un mal, car des incendies de forêt brûlent dans la province depuis presque deux semaines, et la pluie est plus que bienvenue. Mais en attendant, nous devons patienter avant notre prochaine escapade. Ce qui est sûr, c’est que nous avons plus randonné ce mois de mai qu’en deux ans et demi ici. Moi qui en étais lassée depuis notre départ du Yukon, c’est avec plaisir que j’ai de nouveau enfilé mes bottes. Reste à savoir quels autres sentiers nous accueilleront ces prochaines semaines.
Hey les beaux randonneurs, est-ce que vous quittez le Canada? Vous parlez d’un dernier été. Merci pour cette belle chronique. Vous me faites découvrir mon pays.
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Salut Sylvie et Nicole,
Comment allez-vous?
On s’en va faire un tour d’Europe à vélo. On a enfin vendu la maison, on va bientôt commencer la mise en cartons!
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Vous quittez le Canada pour de bon? Après le tour d’Europe, vous vous poserez où? Demeurez-vous des éternels nomades?
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