Nous voici donc en 2025. Du temps a passé depuis notre dernier post. Du temps a passé aussi depuis la fin de notre aventure. Quatre mois déjà. On aurait pu croire que le retour à la réalité serait brutal. Eh bien en fait, pas tant que cela. Enfin si, mais pas comme nous l’avions imaginé. Nous nous sommes remis au boulot tellement vite après être descendus de nos vélos, que nous avons pris des habitudes de travail et une routine, même si nous étions encore en France, dans un environnement « temporaire ». Le dernier mois et demi en Europe a filé, et tout s’est précipité dans les dernières semaines. C’est toujours comme ça. Une fois notre logement trouvé, tout s’est accéléré. Nous avons pris les billets d’avion pour entrer dans notre appartement à la date convenue, puis nous nous sommes envolés, et voilà. Après un rapide arrêt à Montréal pour voir les amis, retour à la case départ : Halifax, un an et trois mois plus tard. On refait la même dans l’autre sens : on loue un camion, on vide l’entrepôt, on vide le camion…



Ça y est, nous y sommes! Bienvenue dans le petit village de Chester, sur la côte est de la Nouvelle-Écosse. Nous y serons jusqu’au 30 juin prochain. Nous ne sommes qu’à moitié meublés, mais entre nos affaires et celles de la propriétaire, nous arrivons à quelque chose d’assez complet. Manquent bureaux et chaises pour travailler. Pas grave, la table de salle à manger fera bien l’affaire pour quelques mois. Tant que les vinyles et les guitares sont là, tout va bien. Nous sommes bien installés. L’appartement est très joli (même s’il penche un peu…), on s’y plaît bien.






Nous avons tout le nécessaire accessible à pied (y compris une microbrasserie à deux maisons d’intervalle, rendez-vous compte). L’environnement est magnifique : le village est très boisé (nous côtoyons les chevreuils), les maisons sont incroyables, on a la mer à nos pieds… Bref, nous avons bien choisi l’endroit. Par contre, nous nous rendons vite compte que sans voiture, même si on a tout à portée de main, ça risque d’être vite limité quand même. Alors on cherche un peu et, dans notre optique de réduire notre train de vie, nous trouvons notre nouvelle amie : Beanie, la Mini! Elle est pas mignonne???

C’est donc dans ce contexte paisible que nous terminons l’année 2024. Nous n’avons pas été très actifs; il faut dire que le travail nous a beaucoup accaparés et nous nous sommes limités à quelques balades dans les environs : Graves Island (le parc provincial d’à-côté), Peggy’s Cove, Lunenburg. Rien de vraiment nouveau, mais nous pouvons y passer plus de temps et en profiter davantage.








Et c’est maintenant que nous commençons à retrouver un semblant de routine que le contrecoup du voyage a décidé de se faire sentir. Après toute cette agitation, nous n’avions pas vraiment eu le temps de nous poser de questions. Nous avons un peu « subi » les événements et nous sommes laissés porter. Seulement voilà, les choses se calment, et nous devons faire des choix. Nous avons jusqu’en juin pour trouver un logement à long terme, et nous nous rendons compte que nous ne savons pas trop ce que nous voulons. Racheter une maison? Rester en location? Rester dans la région? En Nouvelle-Écosse? Côté professionnel, ce n’est pas mieux. Nous nous retrouvons quasiment dans la même situation qu’avant notre départ. Celle que l’on voulait quitter. Mais en même temps, difficile de trouver des métiers plus adaptés que les nôtres pour reprendre le boulot rapidement… Bref, vous l’aurez compris : on ne sait toujours pas quoi faire de nos vies. Le voyage devait être un moyen d’y voir plus clair. Ça a marché le temps qu’on pédalait. Mais au retour, nous sommes aussi perdus qu’avant. Nous aspirons toujours à une vie plus simple, qui ne serait pas rythmée par le travail, mais qui nous permettrait d’être oisifs quand on en a envie et de travailler à la demande. C’est un peu un idéal que beaucoup trouveront utopiste. Peut-être, mais nous sommes convaincus qu’il est possible de trouver un juste milieu entre le plaisir et l’obligation. Seulement, pour trouver, il faut chercher. Alors cherchons…
En attendant, bonne année à tous!

Emménagement à Chester
Rétrospective des derniers mois
Quel plaisir de vous lire à nouveau ! Bon retour au Canada, j’espère avoir l’occasion de vous recroiser, en personne ou en visio.
Je me retrouve beaucoup dans la fin de cet article : la quête d’un équilibre qui nous convient. Le retour au Yukon, pourtant tant attendu sur les dernières semaines de mon voyage, a mené à de longues semaines de grands questionnements, pour lesquels je tâtonne toujours pour trouver une réponse…
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