… sèche les larmes. Nous avons quitté Juzet-de-Luchon la larme à l’œil et redescendons tranquillement les Pyrénées vers la vallée en direction de Loures-Barouse. Tristes et heureux… Heureux d’avoir revu Capucine et fait connaissance de Gaspard, Gabin et Florian; heureux d’avoir passé du temps privilégié avec eux et tristes de quitter quelqu’un qu’on aime beaucoup. Mais ces 4 jours passés en leur compagnie furent intenses et riches en émotions.
Nous avons aussi pu retrouver les joies de la randonnée en montagne, en allant jusqu’au lac d’Espingo. À force de passer nos journées le cul sur une selle de vélo, nous avions oublié le plaisir que pouvait procurer une randonnée en montagne, une lente ascension vers un pré alpin entouré de pics majestueux; pousser sur les bâtons, passer d’une roche à l’autre, arriver au point culminant du sentier, sentir le froid se poser sur la peau, se poser sur un rocher, avaler un maigre repas et contempler les sommets enneigés qui se dévoilent au gré du vent.




Bon allez là, arrête de rêvasser Stéphane… Nous sommes à Loures-Barouse. Ce matin, il fait froid et il pleut. D’ailleurs, il a plu toute la nuit. La tente est trempée et le toit s’est craqué sur 10 cm lors du démontage. Pour être poli dans le texte, je me limiterais à « Quelle poisse… » Chargé d’eau, nous remballons le matériel et nous reprenons notre lente redescente. La pluie nous rattrape d’ailleurs à Saint-Gaudens, là où nous avions passé quelques jours à l’aller et retrouvé Marie et Herby de passage à Biarritz…

Que faire? Continuer la route sous pluie, camper le soir avec une tente craquée et risquer une inondation, ou prendre un train pour Toulouse, la grande ville la plus proche et trouver de quoi réparer la tente. Nous optons pour la deuxième option et prenons le train de 11 h 43. J’ai déjà mon idée en tête. Recoudre une toile de tente, c’est risquer de la fragiliser et d’agrandir le trou. Nous allons donc utiliser du ruban adhésif prévu à cet effet. Heureusement, il est en stock dans un magasin dont je tairai le nom! 😉 Neuf euros plus tard, la tente est réparée, à nouveau imperméable. Quitte à être à Toulouse, autant prendre la journée pour s’y promener. Nous profitons donc d’une journée ensoleillée pour (re)découvrir la ville rose.

Nous reprenons la route, enfin le train, deux jours plus tard pour Mazamet. Capucine et Florian nous avaient vanté la beauté de la Véloccitanie entre Mazamet et Bédarieux. Nous avions prévu y passer de toute façon et nous y serons avec 3 jours d’avance sur le trajet prévu initialement. Pour une fois que nous sommes en avance!
Après Bédarieux, plein sud vers Béziers, Agde et Sète, non pas pour se bécoter, mais pour se disputer sur les bancs publics.




Les villes nous fatiguent : trop de monde, trop de bruit, trop de voitures qui roulent vite. Nous faisons l’impasse sur les visites. Le stress ambiant est difficile à gérer et nous en ressentons les effets. Nous avons à peine atteint la côte méditerranée qu’elle commence déjà à nous exaspérer. Vivement le prochain arrêt zen pour recharger les batteries. Prochaine destination, la Camargue.
À suivre…
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