Longue pause en pays cathare

Nous voici donc à Castelnaudary, ou Villasavary pour être plus précise. Nous y passerons dix jours en bonne compagnie. Au programme, repos, retrouvailles en famille, dégustation de produits du terroir et quelques visites dans les environs. Et c’est exactement ce que nous avons fait. Malgré la météo peu clémente (du vent, du vent, toujours du vent… au moins, nous ne sommes pas sur nos vélos), nous avons tout de même réussi à faire de belles découvertes. Ce sont surtout les petits villages médiévaux qui nous ont plu : Bram, Fanjeaux, Laurac, Saint Papoul (et son abbaye), Revel… Perchés sur leurs collines, avec leurs ruelles en pierre organisées de manière circulaire, ils nous ont vraiment charmés. Malgré le froid, chaque sortie nous réservait des surprises : châteaux (ruines…), églises, moulins, halles publiques…

La ville de Castelnaudary, en revanche, ne nous laissera pas de souvenirs impérissables. Grise et plutôt triste, elle semble un peu abandonnée et ne donne pas vraiment envie de s’y promener. Les rues entourant le centre-ville sont un peu délabrées. Mis à part le moulin, les rives du Canal du midi et les écluses, la commune n’a pas grand-chose à offrir, si ce n’est son célèbre cassoulet, soi-disant le meilleur du monde. Vous m’en direz tant… surtout à nous. Mais ne soyons pas égoïstes, Maman et Dada, eux, étaient là pour ça (entre autres), et ils ont donc pu goûter le fameux plat local à deux reprises : dans un petit restaurant du village de Montréal (eh oui, le hasard), et Chez David (le hasard, encore), à Castelnaudary. Verdict : c’était bon! Nous les croyons sur parole, mais j’avoue que mon assiette de légumes à la plancha m’a beaucoup plus fait saliver.

À part cela, ce furent des vacances tranquilles. Il est vrai que le soleil n’était pas de la partie, mais nous avons passé du temps ensemble et il n’est pas toujours nécessaire de courir partout pour être satisfait. Nous sommes tout de même retournés à Carcassonne, car Maman tenait à entrer dans la Cité qu’elle n’avait que contemplée de loin dans sa jeunesse. Son vœu a été exaucé.

Les dix jours ont passé vite et il est temps pour tout le monde de reprendre la route : vers le nord pour les parents, vers l’ouest pour les enfants. Nous nous séparons la tête pleine de bons souvenirs, heureux d’avoir pu passer du temps ensemble de manière aussi imprévue.

Nous reprenons les vélos, sous la pluie, mais nous n’allons pas très loin. Puisque le mauvais temps est encore annoncé, nous avons décidé de nous arrêter à Mirepoix, ville réputée très jolie, et d’y passer quelques jours le temps que le soleil revienne. Nous parcourons donc 40 km et posons nos valises dans un studio très mignon pour les 4 prochains jours. En effet, Mirepoix est très jolie. Toute petite, nous en faisons vite le tour. Mais la pluie nous rattrape vite et nous ne tardons pas à nous mettre à l’abri. Je profite de ce mauvais temps pour travailler un peu : ça ne fera pas de mal de renflouer un peu les caisses. Et nous profitons des éclaircies pour aller nous promener aux alentours. Ce ne sont pas les sentiers qui manquent. Il nous faudrait plus de temps et de beau temps pour en profiter. Mais quatre jours, ça passe vite, et il nous faut partir.

C’est sous la pluie (encore) que nous remontons sur nos bolides. Direction Lavelanet, cette fois, en Ariège. Nous y passerons presque trois semaines, le temps pour moi de travailler vraiment. Et cela tombe bien, les prévisions météo ne s’améliorent pas du tout. Au moins, nous serons au sec.

Nous avons choisi cette ville un peu au hasard, attirés par une petite maison à louer vraiment pas cher. Parfaite pour un test de rentabilité. Et nous nous sommes dit qu’il y aurait bien des choses à faire le soir après le boulot. Verdict : bof. La ville est… moche. Tout en long, avec une circulation pas croyable. Et la maison est au bord de la route principale. Et la maison, tiens… eh bien : bof. Vieillotte (mais ça, on s’en doutait, vu le prix), il y aurait pas mal de trucs à faire pour en améliorer le confort, surtout sur des périodes un peu longues. Mais il y a tout le nécessaire pour vivre correctement pendant trois semaines, alors nous nous en contenterons. Par contre, il n’y a pas tant de choses que cela à faire dans les environs, surtout quand le vélo est le seul moyen de locomotion : quelques balades, une belle rando (jusqu’au château de Montségur – 19 km, tout en montée à l’aller, tout en descente au retour, ça fait mal), la visite de la ville de Foix, mais à part ça…

Bon, on était là pour bosser, alors pas de regrets. Mais une fois cette mission accomplie, nous serons très contents de quitter cet endroit. Et là, ce sont les Pyrénées qui nous attendent, et notre amie Capucine, que nous allons retrouver après presque 10 ans! Attention, séquence émotion en perspective…

Plus de photos ici sur Castelnaudary en famille.

Plus de photos ici sur Mirepoix et Lavelanet.


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