Petite journée de 40 km le lendemain pour nous rapprocher de Murcia, mais pas trop sinon l’étape suivante sera beaucoup trop courte. Alors on coupe en deux.
Notre arrivée dans la province de Murcia est… déconcertante. Il semble que nous nous trouvions dans le grenier de l’Espagne. Nous sommes entourés, que dis-je, encerclés, de champs à perte de vue. Un peu comme à notre arrivée en Andalousie, mais en pire. C’est beaucoup plus impressionnant, et les cultures sont beaucoup plus variées. Les oliviers, citronniers et orangers sont toujours là, mais ici, on trouve également des pamplemoussiers (notre récolte du jour nous dira si les fruits sont bons). Et surtout, on voit tous les légumes verts que l’on peut trouver partout : brocolis, choux, artichauts, poireaux… Toutes les cultures exigeantes en eau, ce qui peut sembler une aberration dans cette région désertique. Il faut bien nourrir le monde. Ce qui est certain, c’est que notre route est monotone et que notre seule source de distraction est la recherche d’agrumes à récolter pour notre consommation quotidienne.



C’est ainsi que nous arrivons à Murcia, capitale de la province, que nous ne visiterons que très rapidement. L’hébergement abordable est quasi-inexistant pour une ville qui ne nous attire pas particulièrement (et aussi en raison du Festival international du film), et nous poursuivons notre route vers Alicante sans nous attarder.
Mélanie : Au fait, où sont les photos de Murcia?
Stéphane : Ben, il n’y en a pas…