Le lendemain, nous quittons le désert, mais pas tout à fait. Les villages se font de plus en plus peuplés à mesure que nous approchons de la mer, et nous arrivons à Garrucha en milieu d’après-midi. Cette petite ville balnéaire est plutôt tranquille en ce jour férié (fête de l’Andalousie), mais on imagine bien que les touristes doivent affluer en masse en été. En tout cas, aujourd’hui, pas de baigneurs, seul un énorme vraquier se fait guider par 3 remorqueurs. Malgré le soleil, le vent est glacial et nous ne tardons pas à rentrer nous réchauffer et préparer la suite de notre route.

Fait important qui vaut la peine d’être souligné : depuis deux jours, nous avons le vent DANS LE DOS!!! Nous ne nous souvenions même plus de la sensation que cela pouvait faire. Avec des rafales à 40 km/h, je peux vous dire que ça fait avancer. Alors on en a profité du mieux qu’on a pu. On sait bien que ces choses-là ne durent jamais longtemps.
En effet, aujourd’hui, nous prenons la route vers le nord pour Lorca, et le vent ne nous est plus favorable du tout. Et nous avons une belle petite étape de près de 65 km à faire, plutôt en montée. Mais au moins, il fait chaud, alors on rerange les affaires d’hiver et on ressort la crème solaire. Nous quittons donc déjà le littoral et reprenons le chemin des collines désertiques. À mesure que nous avançons, elles sont de plus en plus éparses et laissent la place à d’immenses étendues de cultures. On retrouve les orangers, les citronniers, et les oliviers. Et le hasard fait bien les choses, nous passons devant l’exploitation d’huile d’olive Zurano, qui vend directement au public. C’est parfait, nous étions à sec.
Nous sommes accueillis par le propriétaire, Antonio, qui, entendant notre histoire de cyclotourisme, nous offre la bouteille que nous comptions acheter (en plus grand : 500 ml au lieu de 250, il va falloir caser ça dans les sacoches…), et un pot d’olives fourrées au jalapeño en prime. Il nous fait même promettre de lui envoyer une carte postale lorsque nous arriverons à notre destination finale.


Ravitaillés, nous reprenons la route et arrivons à Lorca, dans la région de Murcia, en fin de journée, fourbus. Rapide balade en ville pour permettre à Stéphane de s’acheter une nouvelle « culotte corte » Mavic en remplacement de l’ancienne vieille de 20 ans et boire une petite bière pour se remettre. Puis nous rentrons à l’hôtel pour manger.



Franchement, cette huile d’olive, un délice!