Retour en Espagne

Aaahhh, l’Andalousie. Le flamenco, les castagnettes, le gazpacho… Depuis longtemps, cette région qui me semblait si lointaine me faisait rêver. Eh bien nous y voilà. Et quel plaisir de retrouver l’Espagne! Par contre, ce ne sont pas ces aspects-là qui nous accueillent, et le plaisir de retrouver l’Espagne et tout ce qui fait son caractère bien à elle et qui nous avait manqué – terrasses pleines dès 8 h du mat’, Espagnols bruyants, civisme à l’égard des cyclistes, piste cyclable balisée – est vite oublié lorsque nous nous retrouvons à nous débattre dans le sable boueux et les flaques d’eau (eh oui, souvenez-vous, il avait plu ces derniers jours). Encore une belle expérience de l’Eurovéloroute totalement inadaptée au cyclotourisme. Le paysage, joli dans un premier temps puisque c’est la prolongation de la lagune que nous longions au Portugal, devient vite monotone. De toute façon, au début, nous n’avons pas l’occasion d’en profiter, bien trop concentrés que nous sommes pour ne pas nous retrouver le cul dans la bouette. Mais il se transforme vite en étendues interminables de cultures intensives. À l’air libre ou sous serres, nous sommes entourés de kilomètres de champs d’orangers, d’oliviers, de fraises. Pas un arbre indigène à l’horizon. C’est bien triste et nous assistons encore ici au passage en force de l’Homme sur la nature.

Heureusement, ces trois jours de voyage jusqu’à Séville nous ont réservé de vraies surprises. Enfin, nous avons découvert l’Andalousie que nous attendions, par hasard car nous ne nous étions absolument pas informés sur les lieux que nous allions traverser. Niebla et sa muraille arabe récupérée par les catholiques à leur arrivée (c’est le cas de la plupart des villes) et La Palma del Condado (notre premier aperçu enchanteur de la communauté autonome d’Andalousie). Il nous tarde maintenant d’en découvrir la capitale!

Petite parenthèse sur une découverte faite en chemin : la centrale solaire PS10, première centrale solaire thermique commerciale d’Europe. Quel ne fut pas notre étonnement lorsque nous avons vu apparaître au loin dans les champs deux tours immenses diffusant des rais de lumière, dignes de la tour de Sauron dans le Seigneur des anneaux, mais sans le côté sombre. Pas de photos à l’appui (nous étions trop occupés à lutter contre le vent qui, soit dit en passant, ne nous a pas quittés depuis notre départ de Nazaré – de face, cela va sans dire), mais pour en savoir plus, c’est ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Centrale_solaire_PS10. Une chose est sûre, c’était quand même impressionnant. Ça se visite, nous aurions été tentés, mais le prix d’entrée nous a découragés.

Plus de photos ici.


Une pensée

Laisser un commentaire