De Lisboa au Cabo de São Vicente

Finis Lisbonne et les pasteis de Nata, nous reprenons la route vers le sud, direction le Cap Saint-Vincent, la pointe au sud-ouest du Portugal. Il nous faudra 7 jours de vélo pour rejoindre Vila do Bispo. Nous avons encore du crédit sur notre carte de transport en commun de Lisbonne, juste assez pour prendre le bac qui nous débarque à Almada, de l’autre côté de l’estuaire du Tage. De là, nous roulons plein sud vers Sesimbra et ensuite Setúbal à l’est où nous prenons un traversier pour Troia. Petite traversée de 20 minutes sur le fleuve Sado pendant laquelle nous regardons les oiseaux migrateurs faire route vers le nord. Serait-ce bientôt la fin de l’hiver?

Il parait que sur cet estuaire, on peut aussi admirer des flamants roses par centaines, surtout pendant les mois les plus froids. Malheureusement, nous n’aurons pas cette chance. Nous sommes maintenant à Comporta, nous traversons des rizières. Étonnant… On peut même y visiter le musée du riz!

À Sines, nous révisons nos cours d’histoire car c’est dans ce village qu’est né le navigateur Vasco de Gama. De là, on va retrouver un littoral assez accidenté, avec beaucoup de creux de falaises à descendre et à monter. Les pentes à 15 %, même si elles ne sont pas longues, nous cassent les pattes. Nous traversons deux magnifiques villages, Porto Covo et Vila Nova de Milfontes. Viennent ensuite Almograve puis Aljezur, deux villages où nous passerons la nuit.

Nous sommes en Algarve, le paysage a changé. Nous sommes maintenant entourés de collines lisses traversées par des vallées.

Cette région a brûlé en 2021, on en voit encore les stigmates, il y a toujours cette odeur de cendres dans l’air et les collines sont encore plus lisses! Ces premiers kilomètres en Algarve sont vraiment agréables. Il fait beau, les paysages sont magnifiques, on en oublie le dénivelé… et le vent (de face depuis notre départ de Lisbonne)! Et nous arrivons enfin à Vila Do Bispo. Nous y poserons les sacoches pour deux nuits. Quitte à faire le tour du cap à vélo et y revenir, autant le faire léger! Pas fou…

Dans ce coin de pays, on croise beaucoup de vans et de camping-cars. Des Allemands, des Italiens, des Français, des Lithuaniens, des Irlandais, des Anglais, des Suisses… Et j’en passe. Toute l’Europe semble représentée et concentrée dans ce petit bout de pays. Si la Van Life, c’est camper sur des parkings entourés d’autres vans et se raconter des histoires de vans, cela ne fait pas vraiment envie… Il n’en reste pas moins que cette région est magnifique, et donc hautement touristique, et qu’on peut très facilement y vivre sans même parler portugais. Les agences immobilières internationales font fortune, tout comme les hôtels de luxe. Vous me direz, tout le monde a droit à sa part de rêve, quelle qu’elle soit. N’empêche, nous, on trouve ça un peu triste.

Maintenant? Il nous reste quelques centaines de kilomètres à faire au Portugal et la météo des prochains jours ne va pas être clémente. On va faire des sauts de puces le temps que ça s’améliore, puis cap vers Séville.

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