Entre amour et désenchantement.
C’est une belle histoire qui a pourtant bien mal commencé. En route pour l’aventure!
Partis de Sintra, la pluie. Pas grave, on avait anticipé, le train jusqu’à Campolide puis correspondance jusqu’à Alcantara de Terra. Campolide, quai en sous-sol, ascenseur en panne, vélos dans l’escalator, chutes, sacoches cassées, énervés, fait chier Lisbonne, capitale de l’innovation et même pas d’ascenseur qui fonctionne! On ne prend pas la correspondance, on enfourche les vélos. Itinéraire pas prévu, Google Maps nous envoie vers l’autoroute, re-énervés, fait chier Google de merde. On rebrousse chemin et faisons notre propre route jusqu’à Bélem… sous la pluie. Échec total de l’opération. Ouf, arrivés à l’auberge! Douche, décompression, respiration apaisée, visite du monastère des Hiéronymites, découverte de la tour de Bélem et du quai Vasco de Gama.



Le lendemain, on reprend les vélos pour nous installer dans un petit appartement dans le presque-centre de Lisbonne, entre les quartiers africain et indien. Dépaysement assuré. Nous y passerons 5 jours agréables. Le vélo de Mélanie est à l’atelier pour changer le boitier de pédalier et l’axe du moyeu arrière. Tout roule, il fait beau, nous marchons dans les rues de la capitale, prenons les mythiques tramway 28 et funiculaire de Lavra, dégustons nos pasteis de Nata vegan (pas un jour ne passera sans que nous en mangions), flânons dans le marché de la voleuse « Feira da ladra » d’Alfama, goûtons les bières du coin, traversons les quartiers de la ville, découvrons la friche industrielle LX Factory (souvenez-vous de l’espace Darwin de Bordeaux, c’est un peu le même genre). D’est en ouest et du nord au sud, nous avons écumé Lisbonne. Entre elle et nous, c’est presque un amour fou! On pourrait presque entendre The Mamas and The Papas en fond sonore.





Mais… Lisbonne n’est pas une ville pour les vélos. Les rues sont trop étroites pour que tout le monde puisse circuler sereinement. Ça klaxonne de partout, les rues piétonnes sont bondées, les vélos ne sont pas bienvenus non plus chez nos amis piétons. Et les pistes cyclables… Hormis sur certains grands boulevards et sur les quais, ce ne sont que des petits tronçons ici et là… Étrange mais passe encore.
Charme et laideur, Lisbonne est Dr Jekyll et Mr Hyde. Les poubelles sont pleines, archipleines et vomissent leurs déchets sur les routes et trottoirs. Sauf la place du commerce et les deux rues franchisées en prolongement de celle-ci, bien-sûr.
Malgré tout, on y serait bien resté plus longtemps! Mais il est temps d’arrêter de manger des pasteis de Nata et de quitter la capitale. Direction le sud, Sagres et le cap Saint-Vincent.
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