Les trésors cachés de Cáceres

Partis de Cañaveral de bon matin, sous le soleil et dans le froid, nous longeons pendant quelques kilomètres le fleuve Tage pour ensuite prendre plein sud vers Cacéres et arrivons sur place en début d’après-midi.

Nous avions prévu y rester 4 jours, nous n’y séjournerons que 3 jours : nous souhaitons prendre un train pour Valencia de Alcantara et ainsi nous rapprocher du Portugal. Le plan est de se rendre à Nazaré le 21 décembre et d’y passer les fêtes.

Cáceres, une ville au riche patrimoine. Construite par les Romains, rasée par les Wisigoths, reconstruite par Abdul-Mu’min Ben Ali Agoumi, premier calife de la dynastie des Almohades puis reprise par Alphonse IX roi de León et de Galice… À partir de ce moment Cáceres commence à se transformer, en construisant des églises dans les mosquées et des palais chrétiens sur les palais musulmans primitifs, grâce aux fortunes faites par les conquistadors en Amérique. Ce sont d’ailleurs ces fortunes qui ont le plus contribué au développement de la ville. Malgré quelques retouches faites au XVIIIe siècle, la ville a conservé son architecture moyenâgeuse. La vieille ville de Cáceres est donc inscrite au patrimoine mondial par l’Unesco comme un des exemples de centres urbains datant du Moyen Âge et de la Renaissance les mieux conservés du monde.
Maintenant que le décor est planté, et que nos sacoches sont posées, il est temps d’aller explorer tout cela.

Et il y a comme une ambiance de fêtes dans la ville. Les palmiers sont recouverts de guirlandes électriques, la Plaza Mayor est transformée en patinoire et les petits espagnols s’essaient aux patins à glace, le tout en musique et sous la lumière des guirlandes tendues dans le ciel de la place.

Avec les terrasses des café tout autour et le marché de Noël, autant dire que la place est animée du matin au soir!

Nous déambulons dans la ville pendant deux jours et irons visiter le musée d’histoire de Cáceres pour aller admirer ce qui fait la spécificité de cette ville : El Aljibe arabe, ou plutôt citerne d’eau potable hispano-musulmane. Depuis qu’elle existe, Cáceres a toujours eu des problèmes d’approvisionnement en eau. Construite sur un pic, elle ne reçoit que peu d’eau. Les arabes ont donc eu l’idée de collecter les eaux de pluie et de construire d’immenses réservoirs en sous-sol afin de garder précieusement cette eau. Malheureusement, il ne reste que très peu de citernes, et seul le palais dans lequel se trouve le musée offre au public la possibilité d’admirer son aljibe. Cette citerne est la mieux conservée d’Espagne, elle recueille encore la pluie qui ruisselle dans la cour Renaissance qui la recouvre, et c’est l’une des plus grandes de son époque. La lumière qui baigne les cinq nefs constituées d’arcs en fer à cheval sublime son caractère spectaculaire. On ne pouvait donc pas passer à côté. La preuve en images…

Plus de photos de Cáceres ici.


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