Après cette longue pause bordelaise, nous avons opté pour l’ouest et la côte. Il faut croire que l’océan nous manquait déjà… L’idée était de rouler tout droit vers Lacanau et de reprendre la Vélodyssée en direction du sud, par les Landes. Finalement, nous avons décidé de bifurquer un peu et d’aller camper au Porge, à seulement quelques kilomètres de là. Nous nous sommes dit que des plages de sable blanc pleines de surfeurs, nous aurions l’occasion d’en voir d’autres sur la route. Nous passons donc une nuit très agréable dans un camping quasi-désert en cette fin de saison, sous les pins, au son des vagues.

Le lendemain, direction le Cap-Ferret. Nous sommes curieux de découvrir pourquoi cet endroit est si prisé. Après deux heures de route dans les pins (un peu lassantes, il faut le dire, d’autant qu’on ne voit pas l’océan), nous arrivons enfin au nord du cap. Nous piquons alors jusqu’au phare, tout en admirant les belles propriétés. La piste cyclable nous mène finalement à l’extrémité, d’où nous pouvons admirer Arcachon, ainsi que la dune du Pilat au loin.
Nous embarquons ensuite sur un petit rafiot qui nous fait traverser le bassin et débarquons dans la ville d’Arcachon en fin de journée. Nous souhaitons y rester jusqu’au lendemain pour visiter, mais pas facile de s’y loger comme on veut. Il n’y a qu’un camping, et les tentes n’y sont pas acceptées. Nous choisissons l’option qui nous est offerte : la tente prospecteur. On a presque l’impression d’être de retour à la maison.

Notre visite des lieux le lendemain, bien que rapide, nous permet de découvrir un endroit où il fait bon vivre. Clairement, le niveau de vie est élevé et tout le monde ne peut pas se permettre d’y avoir une résidence. Mais il est vrai que le paysage est magnifique, le centre-ville à taille humaine est très tranquille, et la nature est vraiment proche. Sans compter l’architecture et les magnifiques villas qui font la réputation d’Arcachon. Bref, nous avons été surpris par cet endroit dont nous n’attendions pas grand-chose et avons beaucoup apprécié notre passage là-bas.




Nous continuons notre périple sur la Vélodyssée le lendemain en direction de la dune du Pilat. Dans un premier temps, nous traversons les brûlis provoqués par les incendies survenus il y a deux ans. Paysage un peu mystique qui donne une beauté particulière au lieu, tout offrant une vue sur l’océan. Puis nous arrivons à la dune et sommes autant impressionnés que sous le charme. Personnellement, je ne savais pas à quoi m’attendre, mais certainement pas à un spectacle aussi beau. Cette gigantesque montagne de sable haute de 103 mètres, large de 616 mètres et longue de 3 kilomètres, qui se déplace vers les terres de 4 mètres par an sous l’effet des marées et du vent, est complètement hypnotisante. La vue sur l’océan depuis le sommet laisse sans voix. On pourrait y rester des heures à l’admirer.

Mais il est temps de partir, car nous avons un emploi du temps chargé : nous devons atteindre Ychoux, plus dans les terres, ce soir, car nous prenons un train demain matin pour Pau, où nous retrouverons Clem, Manu et les filles. Après leur retour en France il y a plus d’un an, nous avons hâte de découvrir leur nouvel environnement. Nous accomplissons notre mission avec brio et après une courte pause à Biscarosse pour voir à quoi ça ressemble, et un looonnngggg détour dans les environs (sans lequel nous n’aurions jamais su qu’il y avait un lac à Biscarrosse), nous arrivons dans ce petit village méconnu et plantons la tente dans un super petit camping tout équipé pour les cyclotouristes. De loin le meilleur dans lequel nous avons séjourné jusqu’ici.
Plus de photos sur le Bassin d’Arcachon ici et sur la dune du Pilat ici.