Préfecture de la Gironde, capitale mondiale du vin, Bordeaux, « la belle endormie », nous accueille. On lui a attribué ce surnom en raison de son histoire et de son architecture qui lui donnent la réputation de ville calme et paisible. Mais ce n’est plus le cas. Le renouveau qu’elle a connu depuis 20 ans en fait à présent un lieu hautement dynamique, sur tous les plans. Pour nous qui sommes habitués aux endroits plutôt paisibles, c’est un choc. Et comme dans toute grande ville, à vélo, il faut prendre ses marques. Bordeaux est une ville qui s’apprivoise.
Nous avons réservé une échoppe, petite maison bordelaise typique, à deux pas du centre-ville. C’est parfait pour nous rendre rapidement au cœur de l’action tout en profitant du calme le soir venu. Et ce calme, nous l’avons bien apprécié après l’agitation de la journée. Il y a tant à voir, à découvrir, à goûter, à tester… pas facile de choisir entre ces multiples possibilités. Mais nous n’avions que quatre jours, alors il a fallu nous limiter. Comme d’habitude, nous avons choisi de découvrir la ville à pied au fil des rues et des ruelles, en levant la tête le plus souvent possible pour ne rien manquer de l’architecture.



Pour une fois, nous sommes allés nous cultiver en intérieur. Ici aussi, les Allemands ont construit une base navale pendant la Seconde guerre mondiale pour entreposer leurs sous-marins U-boote. Et ici aussi, le lieu a été réhabilité pour en faire un espace culturel. Nous avons donc pu profiter d’une exposition numérique consacrée au travail de Dali et de Gaudi, deux artistes espagnols que nous apprécions particulièrement. Une expérience immersive qui nous plonge dans l’univers de ces deux hommes, le tout sur fond musical de Pink Floyd. Nous nous sommes promenés autour des différents bassins et avons admiré les jeux de lumière et les reflets de l’eau qui permettaient de visionner les projections sous tous les angles.



Nous avons eu la chance lors de notre passage de découvrir l’existence du premier porte-conteneur à voile, le Canopée, commandité par le groupe Ariane pour transporter les pièces de la fusée Ariane 6 vers la Guyane de manière plus écologique. En s’aidant du vent, le navire pourra réduire sa consommation de pétrole. Nous l’avons vu se faire baptiser et avons assisté à son grand départ (malheureusement, la voilure n’était pas levée), ce qui était d’autant plus impressionnant qu’il devait passer sous le pont Chaban-Delmas, que nous avons pu voir se lever, pour sortir du port. Nous avons donc admiré deux prouesses techniques en une seule occasion!



Mais le clou du spectacle a bien sûr été nos retrouvailles avec Carole et Yves, nos amis de Yellowknife. Carole étant originaire de Bordeaux, ils étaient en vacances pile lors de notre passage. Nous avons passé une super journée avec eux que nous n’avions pas vus depuis… cinq ans! Après un bon repas végane, nous sommes allés fêter nos retrouvailles autour d’un verre dans le quartier Darwin, friche industrielle réhabilitée en espace de vie coopératif. On y trouve un skate park, un espace de coworking, des bureaux, une épicerie-boulangerie-cave à vin bios, des boutiques diverses et variées, des espaces prévus pour l’organisation de spectacles, entre autres.

Et bien sûr, comme d’habitude dans les villes (et encore plus dans les grandes villes, car l’offre est supérieure), nous avons mangé. Nous nous sommes gavés de viennoiseries et de pâtisseries, avons testé des restos, avons cuisiné aussi, puisque nous avions accès à de nombreux produits et à une cuisine équipée. Nous avons bu du bon vin de la région, Stéphane ne s’est pas privé pour goûter les bières locales. Nous avons même pu goûter la spécialité bordelaise, le canelé, que nous n’avions jamais goûté dans sa version originale. Bien sûr, tout cela étant végane, nous ne pouvons garantir que le canelé était à la hauteur. Dans tous les cas, nous nous sommes régalés.

Après avoir repris des forces et du poids, il était temps de reprendre la route. C’est vers le bassin d’Arcachon que nous nous dirigeons à présent.
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