En route vers Bordeaux

Prochaine étape d’importance : Bordeaux. Ville inconnue pour nous deux, que nous avons envie de découvrir depuis longtemps. Ce sera bientôt fait, mais en attendant, il nous reste encore du chemin à faire.

Après un second arrêt à la Rochelle pour dormir au retour de l’Île-de-Ré, nous reprenons la Vélodyssée et nous arrêtons à Rochefort pour deux nuits. Nous n’avons pas croisé les demoiselles, mais avons visité le très imposant musée de la Corderie Royale, long de 374 m. C’est l’un des principaux bâtiments de l’Arsenal maritime de Rochefort. On y a fabriqué les cordages destinés à la marine pendant près de 200 ans, jusqu’en 1867.

Après avoir pris le pont transbordeur, nous avons ensuite longé la côte jusqu’à Royan, où nous avons troqué l’océan pour l’estuaire de la Garonne, après un bref arrêt à Meschers pour visiter des habitats troglodytiques. Changement de décor, nous passons du grand bleu aux eaux troubles, et du plat aux vallons. On commence aussi à voir des vignes. Elles risquent de nous accompagner pendant un petit bout de temps.

D’ailleurs, nous faisons étape à Blaye, réputée pour son vin (à raison). Réputée aussi, et cela, nous l’ignorions, pour sa citadelle Vauban (aaaahhhhh, encore lui!!!!!), unique en son genre et inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. C’est en effet la seule citadelle Vauban au monde permettant, grâce à la construction de deux autres forts aux alentours, de défendre l’estuaire sur toute sa largeur par des tirs croisés. Puisqu’elle est si spéciale, nous décidons, soyons fous, d’en faire la visite guidée par les souterrains. Nous y dormons, même, puisque le camping se trouve à l’intérieur. Nous n’aurons jamais passé autant de temps dans un édifice Vauban!

Au départ de Blaye, deux options s’offraient à nous. Prendre un bac pour traverser la Garonne et rejoindre Bordeaux par le Médoc, ou continuer de longer la rive nord de l’estuaire. Sachant que la première option est la plus facile, car sans relief, mais la plus monotone, et que la seconde est plus difficile, mais beaucoup plus jolie (on nous a vanté la beauté de la corniche de l’estuaire), nous optons pour la seconde. Nous avons fait le bon choix. C’est effectivement plus vallonné, mais beaucoup moins que ce que nous pouvions craindre. Et la vue est magnifique. Mention très spéciale à Bourg-sur-Gironde, magnifique village à flanc de falaise. Là aussi, il est possible de camper à l’intérieur de la citadelle, mais nous nous retenons, nous n’avons pas parcouru suffisamment de kilomètres aujourd’hui.

Le reste du trajet jusqu’à Bordeaux se fait au milieu des vignes, entre les domaines viticoles, jusqu’à la traversée de la Dordogne par un imposant pont Eiffel. Nous arrivons ensuite rapidement en banlieue bordelaise, partie plutôt inintéressante. Nous avons hâte d’arriver.

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