Cap au sud!

Nous avons pris la route. Enfin! Après deux mois au Yukon, nous avons jugé qu’il était temps de partir à la découverte de notre nouvelle région. Alors destination l’Alaska. Pourquoi? Parce que c’est la première fois. Parce qu’en cette saison, mi-hiver, mi-printemps, il est difficile de profiter pleinement des activités extérieures. Parce que ce n’est qu’à 2 h 30 de route. Parce qu’il y a la mer. Parce que pour y aller, on traverse un col enneigé magnifique et impressionnant. Parce que ça fait partie des attraits touristiques du coin. Et parce que cela marque le début de nos aventures yukonnaises.

Nous avons donc loué une voiture pour le week-end, réservé un B&B, et puis on est partis. Nous savions que la route serait belle. Nous ne savions pas à quel point. Nous en avons pris plein les yeux!

Après un rapide arrêt dégustation/grignotage à la microbrasserie Winterlong (moins connue que sa comparse Yukon Brewing, mais offrant des produits tout aussi goûteux, voire plus), nous nous sommes engagés sur la route du Klondike (qui l’eût cru?) en direction du sud. Les sommets se rapprochent et l’altitude augmente à mesure que nous avançons sur la route de la ruée vers l’or.

Cette route, empruntée à la fin du XIXe siècle par les chercheurs d’or qui se rendaient à pied à Dawson City pour faire fortune, est maintenant connue pour sa ligne de chemin de fer. Un trop grand nombre de personnes s’engageaient à pied sur ce chemin extrêmement dangereux, qui franchit deux cols, et il était nécessaire de trouver un autre moyen de déplacement que le cheval. Une voie ferrée a donc été construite. Après la ruée vers l’or, elle a été entre autre été utilisée pour le transport de métaux. Aujourd’hui, elle fait le bonheur des touristes qui peuvent à leur tour emprunter ce chemin laborieux, mais dans le luxe et dans le confort, juste pour le plaisir des yeux (et en vidant un peu leur porte-monnaie). Ceci dit, nous vous déconseillons l’expérience si vous souffrez du vertige : https://wpyr.com.

Nous acceptons les dons par virement international, PayPal, et même par chèque. Et bien sûr en espèces, si les généreux donateurs souhaitent nous apporter la somme en mains propres et vivre cette expérience unique avec nous!

Nous avons ensuite franchi la frontière des États-Unis et parcouru les quelques derniers kilomètres qui nous séparent de Skagway, notre destination finale.

Cette petite ville (ou devrait-on dire village?) de 1 000 habitants, morte en hiver, déborde d’activité à la saison estivale. La population double en été, et le touriste est roi. Les bateaux de croisière se succèdent dans le petit port, et près de 900 000 visiteurs s’y pressent pendant la saison touristique. On imagine une ville noire de monde où on se fait marcher sur les pieds, où les hôtels affichent complets et l’attente est interminable pour entrer dans un restaurant. Mais nous, plus intelligents que tout le monde, avons choisi la morte saison pour nous y rendre. Et quand je dis morte, je n’exagère pas. Pour dormir, nous avons eu le choix entre un B&B et… rien d’autre. Heureusement qu’on y était à peu près bien. Un coffee shop était ouvert, un bar, et deux restaurants. Il ne fallait pas être difficile. En ce jour de la Saint-Patrick, nous avons mangé à la microbrasserie (et oui, même dans une ville morte, on fait sa propre bière…), au doux son de la cornemuse. Et oui, faute d’Irlande, on prend l’Écosse, on fait ce qu’on peut. Le comble, c’est que le groupe venait de Whitehorse! Tout le reste était fermé pour la saison, et bien souvent, en cours de rénovation. Mais le décor de western était bien là, lui, et nous avons pu l’admirer à notre guise. Et quel bonheur de pouvoir photographier des façades sans LE touriste qui se met juste devant vous pour prendre la même photo, mais de plus près; LE camion qui vient ravitailler le magasin et qui décharge tous ses cartons sur le trottoir; ou encore LE groupe de visiteurs qui suit son guide et qui passe devant vous juste au moment où vous appuyez sur le déclencheur. Nous avons pu profiter du paysage magnifique qui s’offrait à nous en longeant le bras de mer avec les sommets enneigés en arrière plan, dans le calme. Seuls deux phoques sont venus voir ce qui se passait, et même eux étaient silencieux. Les plus bruyants, c’étaient les goélands. Un week-end dépaysant et très reposant, qui n’est un avant-goût de ce qui nous attend pour les mois qui viennent.

Alors, on repart quand?


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