Hawaï, The Big Island

Aaaah, les vacances… Nous les attendions avec impatience, et elles sont arrivées. Et quelles vacances! Nous n’aurions jamais imaginé nous retrouver un jour sur cette île paradisiaque. Cela semblait tellement loin avant. Mais avec notre déplacement vers l’Ouest, Hawaï s’est rapproché, et nous avons pu envisager de nous y rendre. Voilà qui est chose faite! Nous nous sommes donc envolés pour presque 15 jours de chaleur et d’humidité. Cela nous a rappelé la jungle bolivienne… sans les moustiques 🙂 Et ça fait du bien (tant la chaleur que l’absence de moustiques…)! Quel plaisir de ne pas avoir à s’emmitoufler, de n’avoir qu’à penser à une casquette et à un vêtement de pluie (oui, parce que qui dit jungle dit forte pluie, mais quand elle est chaude, quelle importance), de pouvoir se mettre en maillot de bain (et se baigner)… Les vacances, quoi.

Après six heures de vol, nous avons atterri à Kailua-Kona à 20 h, dans un aéroport minuscule et non couvert… et la nuit. Disons que nous ne nous y attendions pas, mais là-bas, il fait noir à 19 h. Nous avons donc dû attendre le lendemain matin pour découvrir un paysage magnifique… lunaire. De la lave, partout, sous toutes ses formes, cela aura été le gimmick du séjour. Nous avons choisi de faire le tour de l’île en partant vers le nord. Nous avons donc quitté la côte Ouest, la plus ensoleillée (et aussi la plus peuplée) pour nous rendre au Nord, début de la partie humide et de la côte beaucoup plus rocheuse. Pas l’idéal pour se baigner, mais parfait pour admirer la nature et les paysages. Nous avons campé là-bas, dans un minuscule camping isolé, perdu dans les fougères, les palmiers, les manguiers et autres plantes locales. Enfin, si l’on peut dire, puisque rien n’est vraiment local à Hawaï. Ou plutôt si, maintenant, ça l’est, mais rien n’est indigène. Tout y a été apporté à l’issue des différentes vagues d’immigration, alors que les îles étaient vierges à l’origine. En tout cas, nous avons apprécié cette solitude et ce repos de quelques jours.

Nous avons poursuivi notre route vers l’Est et avons fait escale à Hilo, l’autre ville de l’île. Là, nous avons pu de nouveau profiter de quelques plages, bien que rocheuses. Nous avons eu de la chance, il pleut sans cesse de ce côté, mais nous avons eu droit à un court répit le temps de notre passage. De là, nous sommes allés passer une journée dans l’un des endroits marquants de l’île : Mauna Kea.

Ce volcan endormi, lieu sacré pour les Autochtones, est, à 4200 mètres d’altitude, un lieu d’observation astronomique des plus importants. Il compte neuf télescopes, ce qui en fait le plus grand complexe d’observation au monde. N’y connaissant rien en astronomie, nous ne savions pas vraiment à quoi nous attendre. Nous avons été impressionnés, tant par le paysage et la beauté du lieu que par la découverte de ces gigantesques appareils. Encore une chose que nous n’avions jamais pensé voir un jour! Nous avons malheureusement manqué la visite du télescope Subaru, qui n’a lieu que quelques jours par mois, mais nous avons tout de même pu entrer dans l’un des deux télescopes W.M Keck (http://fr.wikipedia.org/wiki/Observatoire_W._M._Keck). Tout simplement impressionnant! Nous nous nous lassions pas de regarder ces incroyables engins, mais nous sommes tout de même allés faire une (toute) petite marche jusqu’au lac sacré Wai’au. Pas besoin de plus que cela pour nous mettre sur les rotules. À plus de 4000 mètres d’altitude, l’air se fait rare! Pour finir, nous avons eu la chance d’assister au plus beau coucher de soleil que nous ayons vu jusqu’ici. Il me semble difficile de faire mieux un jour. Il ne nous aura manqué que l’observation des étoiles. Avec un ciel pareil, c’est vraiment dommage, mais franchement, nous n’avions pas le courage de faire la queue avec les 150 autres touristes pour pouvoir regarder les étoiles.

Direction le parc des volcans. Nous y avons passé deux jours. La randonnée a été un peu compromise par l’éruption en cours, qui nous empêchait de camper dans l’arrière-pays.

Nous avons donc posé notre tente dans le seul camping autorisé, et avons vadrouillé à partir de là. Nous nous sommes tout de même bien occupés. Lorsqu’il a plu au centre du parc, nous sommes allés sur la côte et avons profité du soleil et de la vue sur la mer. Le lendemain, il a fait beau, ce qui nous a permis de faire la marche que nous avions prévue la veille. Encore une fois, nous nous sommes retrouvés dans un paysage magnifique et varié, tantôt lunaire, tantôt forestier, toujours en présence de lave. Le décor était impressionnant! Un regret : nous n’avons pas vu de lave couler, ni sur la terre, ni dans l’eau. Mais nous avons quand même vu la couleur du magma dans le cratère de nuit : encore une expérience inoubliable!
Pour finir, nous avons longé tranquillement la côte en direction de l’Ouest, ce qui nous a pris quelques jours, avec des arrêts aux points qui nous semblaient intéressants. Cela nous a permis de nous prélasser sur des plages de sable noir, d’admirer une plage de sable vert et de voir des tortues de mer. Les deux derniers jours ont été consacrés à la baignade, histoire de rougir un peu. Et nous sommes repartis pour le Canada. Toutes les bonnes choses ont une fin.


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