De retour à la Paz

Nous voici de retour à La Paz. Changement d’altitude, de climat (gla gla) et d’air (nous avions oublié à quel point cette ville était polluée… Mais nous sommes contents de revenir à la civilisation et nous reprenons vite nos marques. Même auberge que la dernière fois, mais le mal de ventre en moins.

Nous nous sommes levés tôt ce matin (trop). Notre vol était à midi, et à 7 h, le réveil sonnait. Qu’à cela ne tienne, nous allons prendre le petit déjeuner et décidons d’aller nous promener une dernière fois dans Rurrenabaque. Direction le marché et… la boulangerie française du village. Et bien vous direz, c’est bête, mais nous sommes bien contents de trouver un peu de gastronomie de chez nous dans ce monde de riz et de patate. Les pains aux raisins sont excellents (selon le connaisseur), les tartelettes aux pommes sont vraiment bonnes. Nous nous laissons tenter par deux pains maison (sésame et maïs) et une quiche pour le repas de midi dans l’avion. Un vrai régal !!! Nous allons ensuite faire notre dernier petit tour au marché pour boire un jus : mixto pour Stéphane (banane et papaye), mangue pour moi (à l’eau, sans sucre, mauvais choix. En plus, ça coûte plus cher parce que soi-disant, la mangue est un fruit coûteux…). Après cela, il nous reste deux bonnes heures à tuer. Nous retournons à l’hôtel et nous faisons un petit épisode de Desperate housewives en attendant l’heure du départ. Ben oui, quoi, faudrait pas qu’on perde le fil de cette dernière saison. L’heure venue, nous allons prendre la navette qui nous emmène à l’aéroport. Petit coup de gueule du matin : les taxes d’aéroport. Bon, on les paye toujours de toute manière, le truc, c’est qu’ici, elles ne sont pas comprises dans le prix du billet. Chacun doit se rendre lui même au petit bureau des taxes et payer son dû. Admettons. 14 bolivianos à deux pour un vol national, ça passe. Par contre, à Rurrenabaque, on nous demande de payer une taxe municipale. Pourquoi ? Soi-disant pour faire la promotion touristique de la ville. Et la, re 7 bolivianos par personne. Sauf que les Boliviens, eux, ne payent que 2 bolivianos. Alors bon, on comprend bien que les Boliviens n’ont pas le même pouvoir d’achat que nous, riches Européens, Canadiens, Américains, bref, gringos. Mais on commence à en avoir un petit peu marre, depuis qu’on est en Amérique du Sud (sauf au Chili), de se faire pigeonner parce qu’on est étranger. Chaque pays y va allègrement de sa taxe ou de son prix pour étranger, qui est largement plus élevé que le prix local. Alors zut, y en a marre ! Surtout qu’on se fait arnaquer à tout bout de champ, et qu’on ne dit rien parce que pour si peu, ça ne vaut pas la peine, mais à force, ça use. Un exemple de trucs fatigant : arrivée à La Paz cet après-midi, nous pouvons prendre la navette pour le centre-ville, celle que nous n’avions pas pris à l’aller parce qu’elle était pleine en passant devant l’auberge. Bref, le prix de la navette est affiché sur un énorme panneau à la sortie de l’aéroport : 3,80 bolivianos par personne. On monte dans la navette, on nous demande de payer. Nosu n’avons pas de monnaie, Stéphane donne 20 bolivianos. Le jeune chargé de recevoir l’argent nous rend… 12 bolivianos. Sans rien nous dire. C’est ça le pire. Parce que pour nous, 40 centimes de bolivianos (centavos), c’est ridicule, ça nous encombre presque franchement. Mais enfin, nous dire qu’il n’,a pas de monnaie : trop dur. Et ce serait mentir, il en avait. Juste, il se dit, ah, les gringos là, je leur fait payer 4 bolivianos, ils ne se rendront pas compte. Moi, j’aime pas ça, alors même pour 40 centimes, je lui demande pourquoi il nous a fait payer 4 bolivianos chacun, juste pour lui montrer que mince, ÇA SUFFIT !!!! Il me regarde tout péteux, me rend 20 centavos et me dit, « j’ai pas les 20 qui manquent ». Ils nous prennent vraiment pour des buses ! C’était déjà un peu comme ça en Argentine, mais les Boliviens, ce sont franchement les pires de ce côté-là. Et ce n’est pas un côté agréable.

Fin du coup de gueule (jusqu’au prochain, je pourrais vous faire tout un laïus sur le service à la clientèle en Bolivie, mais je vais m’abstenir pour aujourd’hui, j’aurai bien d’autres occasions, hi hi).
Donc nous voilà finalement de retour dans la capitale, et nous commençons par aller prendre un bon café avec une part de tarte dans un petit café que nous avions découvert la dernière fois. Nous flânons ensuite dans le coin des artisans, puis allons au marché faire les emplettes pour demain. Ah oui, nous avons réservé deux excursions pour les prochains jours : demain, nous allons à Chacaltaya, l’ancienne plus haute piste de ski alpin au monde, à 5 395 m d’altitude, avant la fonte totale du glacier en 2009. La vue devrait être impressionnante. Et après-demain, on se fait une petite promenade à cheval à la muela del diablo, une formation rocheuse située à une trentaine de kilomètres de La Paz. En attendant, ce soir, on profite de notre bière de microbrasserie gratuite, hé hé !


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