Le choc bolivien

Nous voilà en Bolivie depuis cinq jours. Les trois premiers jours ne nous ont pas paru trop différents, nous étions en excursion dans le Sud Lipez. Seulement voilà, depuis deux jours, on en prend plein les yeux, plein le nez, c’est un vrai choc culturel.

Le premier élément marquant a été le bord des routes. C’est dégoûtant. Nous avions déjà ressenti cela en Argentine par endroits, mais là, c’est au-delà de tout ce que nous pouvions imaginer. On se demande comment les gens peuvent jeter autant de sacs plastique, on se demande même comment on peut en fabriquer autant, c’est hallucinant. On traverse le désert, et pour autant, il y a des sacs plastique partout.

Nous avons ensuite remarqué une différence bien marquée entre les villes et les campagnes. Dans les campagnes, les gens portent les vêtements traditionnels. Les dames sont vêtues des fameuses jupes (sept superposées, normalement) et portent un chapeau trop petit pour elle, qu’elles attachent avec un élastique. En ville, il y a deux sortes de tenues : la tenue traditionnelle, et la tenue plus « occidentale », en gros, le jogging…

Notre première visite au marché bolivien a été une expérience inoubliable. Comme nous venons d’arriver dans le pays, nous sommes très sensibles aux questions d’hygiène, particulièrement alimentaire. Le marché, en Bolivie, c’est un festival ! Les énormes morceaux de viande sont entreposés dans des sacs plastique, surement pour éviter que les mouches se posent trop dessus, et pendent dans les stands, à l’air libre. Aucun système de réfrigération, nous vous laissons imaginer l’odeur… Les morceaux de viande eux-mêmes sont un spectacle : museaux de vache (aucune idée de la manière dont cela se mange), entrailles de toute sorte, peau de lama… Il y en a pour tous les goûts. Nous avons également vu des stands fermés par la municipalité, pour des raisons fiscales, dans lesquels la viande est restée entreposée. On se demande bien si elle sera vendue une fois le stand ouvert de nouveau…

Autre phénomène : le fœtus de lama. Pour le coup, il s’agit d’une croyance. Les femelles lama sont tuées et on en retire le fœtus. Il est ensuite enterré sous la maison, car cela est censé porter chance. Il s’agit d’une offrande à Pacha Mama. Bon, on veut bien y croire ou laisser les gens y croire, mais quand même, la vision d’un tas de fœtus de lama sur les étals du marché, ça dépayse. Malheureusement, pas de photos, c’est plutôt mal vu.

Enfin, les arnaques. Il ne nous a pas fallu longtemps pour nous rendre compte qu’avec nos têtes de gringos, nous allions nous faire avoir à tous les coups. Lorsque les prix ne sont pas affichés, les vendeurs peuvent demander ce qu’ils veulent. Quand les prix sont affichés, il disent ce qu’ils veulent quand même… Il va falloir nous habituer à marchander, histoire de se faire avoir le moins possible. Mais c’est fou, c’est vraiment un mode de vie, ici !


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