Vaparaiso ou le paradis

6 h 30, nous arrivons à Valparaiso, au Chili. Nous avons passé la nuit dans le bus, ce qui nous a permis de ne pas perdre de temps en journée. Par contre, nous avons manqué des paysages exceptionnels. Nous avons deviné des montagnes, des vallées, des routes en lacets, mais nous ne les verrons vraiment qu’à notre retour en Argentine. Cette fois, nous voyagerons de jour.

En arrivant à Valparaiso, nous nous dirigeons vers une auberge que nous avons repérée dans la guide, espérant qu’elle est ouverte 24 h sur 24. Sinon, nous devrons attendre devant la porte. Nous pensions prendre un café en chemin, histoire de nous réveiller et d’être certains de ne pas nous retrouver devant une porte close, mais il n’y a absolument rien d’ouvert. La ville est morte jusqu’à 10 h… Alors nous grimpons. Et oui, car Valparaiso, c’est une ville entourée de collines. Elle est connue comme le San Francisco d’Amérique du Sud. Du coup, ça grimpe ! Partout, l’on trouve des escaliers et des ruelles, on passe notre temps à monter et à descendre. Et les murs sont peints, la ville est une oeuvre d’art extérieure. Mais nous visiterons cela plus tard. Pour l’instant, nous grimpons les escaliers et arrivons à l’auberge, qui, heureusement, est ouverte. Nous ne pouvons pas nous installer maintenant, car il est trop tôt, mais nous pouvons poser nos affaires, nous rafraîchir et profiter du petit déjeuner. Après cela, nous partons à la découverte de la ville.

Nous adorons cette ville ! C’est vraiment joli. L’ambiance est spéciale, avec tous ces escaliers, ces peintures murales, les chiens errants, les chats (ça, ça nous change, on ne voit que chiens d’habitude). L’ambiance est très « bohème » (ce sont les guides qui le disent, pas nous…), on aime vraiment cela. On peut passer des heures à errer dans les ruelles, à profiter de la vue, tantôt sur les collines alentours, tantôt sur le Pacifique et la côte. Et nous avons de la chance : nous sommes arrivés sous un ciel nuageux, mais finalement, ça s’est dégagé et nous nous promenons sous un grand ciel bleu. D’ailleurs, ça tape, et les coups de soleil sont au rendez-vous.

Nous prenons un funiculaire, le plus vieux de Valparaiso. Cela fait partie des attractions de la ville, chaque colline possède son funiculaire. Ils ne montent pas de beaucoup, mais pour l’expérience, ça vaut la peine. Celui que nous prenons est tout en bois, peint aux couleurs du drapeau chilien.

Nous passons également devant la Sebastiana, l’une des maisons de Pablo Neruda, le fameux poète chilien. C’est un musée, que nous irons visiter demain, car il est fermé à l’heure où nous passons. Il paraît que la vue depuis cette maison est exceptionnelle. C’était d’ailleurs la maison préférée du poète pour passer le nouvel an, car de là, il pouvait admirer les feux d’artifice. Il paraît que les festivités du nouvel an, et les feux d’artifice, sont époustouflants à Valparaiso. Malheureusement, nous n’aurons pas l’occasion de vérifier.

Finalement, nous nous promenons dans une grosse partie de la ville, et en fin de journée, il ne nous reste plus grand chose pour les jours à venir. Nous avons traversé pratiquement toutes les collines du centre, et sommes beaucoup monté et descendu, on le sent dans les jambes. Nous arrivons en « basse ville », et là, l’ambiance est totalement différente. La circulation est incessante et c’est très bruyant. Mais c’est dépaysant aussi. Rien à voir avec Mendoza. Les gens vendent beaucoup de choses dans la rue, ça crie, il y a plusieurs ferias (marchés) installées un peu partout. Pour l’anecdote, ce qui nous fait bien rigoler, ce sont les ferias de Navidad, les marchés de Noël. C’est vraiment drôle de voir des gens vendre des guirlandes et des jouets sous des chapiteaux en plastique et des stands en tôle, et surtout sous un soleil de plomb. Là, pour le coup, nous sommes dépaysés ! Noël sous 30 degrés, c’est bizarre…

Le bas de la ville ressemble plus à ce que nous connaissons, c’est occidental. Il y a quelques beaux bâtiments de style colonial, mais rien qui nous étonne vraiment. Ah si, le plus vieux trolleybus du monde circule ici. Après le repas du midi (pris à 14 h 30…), nous sentons la fatigue tomber. Nous avons tout de même peu dormi dans le bus et marchons déjà depuis un petit bout de temps. Nous décidons donc d’aller au marché de fruits et légumes pour acheter de quoi manger ce soir, puis de rentrer, en passant par le musée à ciel ouvert : il s’agit de peintures murales visibles dans le quartier où se trouve notre auberge. Pour nous y rendre, nous voulons longer la mer, mais c’est impossible, la ligne de métro est construite entre la route et le Pacifique. Nous nous rendons donc au marché par la ville. À l’arrivée, quel plaisir de retrouver des fruits et des légumes frais en abondance, cultivés sur place ! Du coup, nous nous faisons plaisir. Ce soir, c’est salade composée ! Nous rentrons ensuite tranquillement (ça grimpe tellement que de toute façon, nous ne pouvons pas aller plus vite) et passons une soirée calme à l’auberge. Nous nous couchons enchantés.


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