Parc Lanín

Les nuages se sont dissipés ! Et les cendres sont arrivées… Eh oui, elles nous ont rattrapées. Le vent a dû changer de sens. Bon, d’un autre côté, il ne pleut plus, et il fait plus chaud. Du coup, on espère que ça va aller dans le parc, parce que déjà qu’on part sans trop savoir comment nous allons revenir, alors si en plus on ne voit rien, ça risque de nous gâcher le plaisir…

Nous remballons la tente tranquillement et passons au supermarché avant de nous rendre à la gare routière pour attendre le bus. À 13 h 15, nous partons. Il nous faut 2 heures pour parcourir 60 km sur une route en gravier, et la vue est plus que bouchée. Les cendres semblent stagner ici. Nous sommes un peu dégoûtés en arrivant au centre d’information, d’autant que la rando de deux jours que nous voulions faire n’est pas encore ouverte car le chemin n’est pas dégagé sur les deux derniers kilomètres. Bon. Il faut que nous prenions une décision : soit on repart illico avec le bus qui repasse d’ici une heure, soit on reste et on espère que le temps se lève demain pour aller marcher au pied du volcan. Finalement, nous choisissons de rester, quitte à galérer pour repartir d’ici 3 jours. Ce serait quand même dommage de repartir sans même avoir attendu de voir ce que donne la météo.

Nous allons donc nous installer au camping. Ici, nous sommes sur les terres mapuche. Les campings et les établissements touristiques sont gérés par les Indiens. Notre camping est sur l’autre rive du lac, nous devons agiter un drapeau pour que les propriétaires viennent nous chercher en bateau. Nous traversons ensuite des près avec des chevaux, des vaches, puis arrivons enfin à la maison ou la dame nous accueille et nous emmène dans un autre pré plus bas où nous pouvons installer notre tente. C’est vraiment le camping à la ferme, entre bouse de vache et crottin de cheval. Mais nous sommes seuls, nous ne serons donc pas dérangés.

Les gens disent qu’avant janvier, il n’y a personne. Au moins, nous devrions mieux dormir qu’au camping de Junín. Il était bien organisé et propre, mais nous nous sommes faits réveiller les deux nuits. Hier, ce sont les familles du coin qui se sont regroupées pour faire une parrilla derrière notre tente. Les gens ont commencé à arriver à l’heure à laquelle nous nous sommes couchés…

Voilà notre programme du jour, nous ne ferons pas grand-chose d’autre. Le temps de traverser et d’installer la tente, de prendre un café, il est 17 h. Nous n’avons pas vraiment envie de redemander à traverser le lac, alors nous resterons ici à ne rien faire. J’en profite pour mettre à jour le blog. Demain, nous nous lèverons tôt. Nous devons nous enregistrer au bureau des gardes-parc pour faire la rando de la base du volcan. Et nous retournerons camper de l’autre côté du lac. Comme cela, nous serons sur la route pour tenter de repartir après-demain.

Une petite chance tout de même : en soirée, le vent tourne et le ciel se dégage. Nous pouvons donc profiter de la vue du volcan Lanín et de son reflet sur le lac. C’est tout simplement magnifique.


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