Junin de los Andes

La nuit a été à peu près bonne, mis à part un chien qui s’est mis à hurler en pleine nuit et qui refusait de se taire. Mais finalement, nous nous levons plus tard que le réveil, on n’avait pas trop envie de se presser. Nous nous décidons enfin à 8 h 30 et nous préparons un bon petit déjeuner. Nous n’avons pas grand-chose de prévu aujourd’hui, si ce n’est la visite du village. En fait, nous sommes un peu bloqués. La saison touristique n’a pas encore commencé, et il n’y a pas vraiment de transports collectifs. Du coup, le parc Lanín n’est accessible en bus que le dimanche et le vendredi. Nous avons de la chance, nous pouvons y aller demain. Mais alors, on ne peut pas en revenir avant vendredi prochain… C’est bien gentil, mais nous n’avions pas prévu de passer 6 jours ici. On a encore de la route à faire. Et comme d’habitude, on ne peut pas connaître l’état exact des sentiers sans se rendre au bureau du parc, ce qui nous force à prendre le fameux bus demain, et à payer 20 pesos chacun, même si aucun sentier n’est accessible. Le mieux, c’est que le bus part à 13 h le dimanche, et repart du parc à 15 h, ce qui ne nous laisse même pas le temps de faire une rando d’une journée. Trois choix s’offrent donc à nous : prendre le bus demain à 13 h et rentrer avec celui de vendredi prochain, prendre le bus demain et essayer de rentrer quand on veut en stop, si ça marche, ou laisser tomber. On ne sait pas trop encore, d’autant que la météo est instable. Mais ce serait quand même dommage de ne pas profiter du parc pour lequel nous sommes venus.

Nous continuons de réfléchir, et en attendant, allons visiter l’église du village, ou plutôt le Santuario Beata Laura Vicuña. Il s’agit en fait d’une église en l’honneur de la petite Laura Vicuña, une Indienne mapuche qui, selon la légende, aurait donné sa vie à Dieu, à 13 ans à peine, pour tirer sa mère des griffes d’un employeur violent et abusif. Elle est morte de la tuberculose après que sa mère lui eût promis de quitter cet homme. Elle a été béatifiée par Jean-Paul II. L’intérêt de cette église vient du fait qu’il s’agit d’un lieu en l’honneur des deux religions, mapuche et catholique, qui cohabitent dans la région depuis des siècles. Elle est donc remplie de symboles de ces deux religions, qui, bien souvent, se recoupent.

Une fois la visite terminée, nous faisons le tour du village et allons prendre les renseignements dont nous avons besoin au terminal de bus. Puis nous retournons manger au camping, après avoir cherché en vain le musée mapuche, qui, a priori, n’existe plus. Bizarre.

L’après-midi passe tranquillement, entre les averses. Nous ne faisons pas grand-chose et essayons de planifier la suite des événements. Finalement, nous irons au parc demain, et on verra bien ce qu’on nous dit là-bas. Espérons qu’il fera beau, que l’on puisse au moins voir le roi de la région : le volcan Lanín, 3776 m. Pour cela, il faudrait que les nuages se dissipent. On croise les doigts.


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