De Chiloé à Puerto Montt

Il fait beau ce matin. Un miracle à Chiloé ? Nous ne changeons pas d’avis et quittons l’île, mais cela nous décide à essayer de le faire en stop. Nous voilà donc partis. Objectif : Puerto Montt, à près de 200 km de là, pour essayer de glaner quelques infos sur les parcs pour la suite de notre programme. Nous voulons traverser la frontière à pied en 4 jours par un sentier appelé Paso de las Nubes, en Argentine. Pour cela, nous devons savoir si le sentier est praticable.
Comme d’hab’, nous nous rendons à la sortie de la ville et nous postons à la station Shell. A bout d’une demi-heure, une gentille dame nous prend et nous dépose à quelques kilomètres, à un croisement vers Puerto Montt. Au pire, si le stop ne pogne pas, les bus s’arrêtent partout, nous avons donc un plan de secours. Mais finalement, nous n’avons pas à attendre longtemps pour qu’une voiture s’arrête, et Gustavo nous prend, jusque Puerto Montt. C’est assez inespéré, nous sommes bien contents ! Nous faisons donc la connaissance de notre chauffeur en chemin. Il a 40 ans et est de Valdivia, une ville sur la côte. Il est vétérinaire, et son boulot, c’est de vacciner les saumons. Morts de rire ! Comment on vaccine des saumons ? Ah oui, parce que je ne sais plus si je l’ai dit, mais l’île de Chiloé vit de l’élevage de saumon. Le Chili est le deuxième pays producteur après la Norvège. Bref, donc comment vaccine-t-on des saumons ? On les met dans une cage, et on les anesthésie. Ensuite, on les prend un par un et on les vaccine au pistolet. Cool, non ? En tout cas, notre ami Gustavo est propriétaire de son entreprise, et il ne manque pas d’ouvrage. Il se balade dans toutes les villes du coin pour aller vacciner ses poissons. La route passe vite, en discutant avec lui, et nous arrivons vite au traversier qui nous ramène sur le continent. Nous ne payons pas, car Gustavo nous dit qu’il paye pour sa voiture de toute manière, et que pour lui, cela ne change rien. Il nous offre même des beignets vendus par une dame sur le bord de la route avant d’embarquer sur le bateau.

En arrivant à Puerto Montt, c’est un peu un choc pour nous, après ce que nous avons vu ces derniers jours. C’est une grosse ville, 200 000 habitants, et on y parle même d’insécurité. Ça fait bizarre… Gustavo nous invite à déjeuner. Il et 14 h et nous mourrons de faim. Il nous emmène dans un petit resto local où on sert de la nourriture de mama : une soupe composée de restes de viande et de bouillon en entrée, un mélange de poisson fariné et frit accompagné de purée en plat principal. Trop bon. Dommage, je n’ai pas retenu les noms des plats. Finalement, nous invitons notre hôte, pour le remercier du trajet et de sa compagnie. Au final, on n’aura pas économisé beaucoup sur le transport, mais la rencontre que nous venons de faire vaut tout l’or du monde. D’ailleurs, normalement, nous aurions dû rester à Puerto Montt cette nuit. Gustavo nous avait invité chez lui ce soir. Nous avions accepté, mais après notre passage au bureau du CONAF, nous changeons d’avis. Les gardes-parc sont incapables de nous dire si les sentiers sont praticables, d’autant qu’une partie de notre rando passe en Argentine, alors là, on leur en demande trop. Finalement, pour en savoir plus, il faut que nous allions au point de départ du sentier. Nous abandonnons donc notre Gustavo, et prenons un bus pour Puerto Varas, une petite ville à 20 km, qui nous permettra d’accéder demain au parc Vicente Perez Rosales. Le petit lien vers la découverte du jour : los Jaivas ! Merci Gustavo de nous avoir fait découvrir cela.


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