Parque Nacional Torres del Paine

Nous sommes le 5 novembre, et nous partons pour 5 jours de randonnée dans le parc national Torres del Paine. Une grande première pour moi, la rando longue distance avec un sac sur le dos. Au programme : 76 km à parcourir.
Nous quittons l’auberge à 7 h 30, le bus nous attend à la porte. Nous avons allégé nos sacs en laissant le matériel superflu dans un casier à l’auberge, puisque nous y revenons passer la nuit à notre retour. Au bout de deux heures de route, nous arrivons à l’entrée du parc, où nous payons l’entrée. Puis, c’est reparti pour une heure de bus jusqu’au point d’embarquement en catamaran. Nous avons le temps d’aller faire une première petite marche aux alentours pour aller voir la chute Salto Grande, le bateau ne partant qu’à 12 h.

Une fois de l’autre côté du lac Peohé, nous mangeons rapidement, et nous engageons sur le sentier qui nous mènera au camping Los Guardas, avec vue sur le glacier Grey. Cela représente 13 km. Les paysages sont vraiment jolis, mais nous commençons vraiment à en profiter en arrivant à un point de vue sur le lac Grey, ou là, surprise : des icebergs ! Nous ne nous y attendions pas du tout… Nous voilà vengés de Terre-Neuve ! C’est vraiment magnifique. Nous repartons ensuite sur le sentier et arrivons à un premier point du vue sur le glacier et là, il n’y a rien à dire tant c’est exceptionnel. Rien à voir avec les petits glaciers enneigés que nous avons vus jusque-là. Ce glacier est énorme, posé là, sur le lac, tout blanc et bleu à la base. On passe un certain temps à profiter du spectacle, puis on reprend la route. Le sentier longe le lac et offre très souvent des vues sur le glacier, dont nous nous approchons de plus en plus. Finalement, nous arrivons au camping Grey et bifurquons vers un mirador. Et là, c’est encore plus exceptionnel. On est là, juste devant la base du glacier, avec quelques icebergs entre lui nous.

On profite de la vue, et finalement, nous décidons de rester au camping d’à côté pour la nuit et de ne pas parcourir les 2 derniers kilomètres. La vue que l’on a du glacier ici nous satisfait amplement, et nous pourrons revenir le voir ce soir après avoir planté la tente. Alors on paye le camping, mais on économise 4 km aller-retour. Après cette première journée bien remplie, nous sommes contents de pouvoir nous poser un peu et de savourer enfin notre cassoulet au confit de canard que nous transportons depuis le Canada. Avec un petit vin chilien, que demander de plus ? Au final, nous avons marché 11 km avec les sacs aujourd’hui…


Le 6 novembre, nous sommes réveillés par la pluie. Aïe ! Ce n’était pas prévu. Nous nous levons et déjeunons tout en commençant à ranger et à replier la tente mouillée. Le temps que nous partions, la pluie a cessé, et on commence à voir des coins de ciel bleu. Nous redescendons le chemin d’hier jusqu’au point d’embarquement en bateau, puis nous bifurquons vers l’est, jusqu’au campo Italiano. Et nous en prenons plein les yeux. Il fait grand beau et les lacs sont turquoise, comme sur les photos du guide de voyage. Une fois au camping, nous laissons nos sacs et décidons de grimper tout de suite au mirador, comme ça, demain, on peut partir directement plus vers l’est. Cela ajoute 11 km à notre marche du jour.

Le chemin est escarpé, mais en route, nous avons droit à notre lot de glaciers, d’avalanches provoquées par des blocs de glace qui se détachent (le bruit est assez impressionnant), de rivières et autres lacs turquoise, pour finalement déboucher sur ce que nous croyons être les Torres del Paine, mais qui sont en fait d’autres tours, plus petites. Elles sont belles quand même et nous profitons du paysage avant de redescendre monter la tente pour la nuit. Au total, 33 km parcourus aujourd’hui, quand même…


Le 7 novembre, nous nous levons sous un grand soleil pour parcourir les 25 km de la journée. Les couleurs et les paysages sont toujours aussi magnifiques, et comme l’environnement change tous les jours, nous ne nous lassons pas. Aujourd’hui, nous traversons plutôt des paysages verts et vallonnés, parsemés de lacs, toujours turquoise. Par contre, ça grimpe ! Toute la deuxième partie de notre trajet se fait en montée, et je trouve cela beaucoup plus difficile que les jours précédents. Le sac est lourd… Mais une fois arrivés au campamiento Torres et la tente montée, nous trouvons tout de même la force de monter jusqu’au mirador pour voir, enfin, les tours. Nous comptons y retourner demain matin au lever du soleil, mais le garde nous conseille d’y aller dès ce soir, car le temps change vite et on ne sait pas si demain elles seront visibles. Alors c’est parti : 45 minutes de montée intense et nous y sommes.

Elles sont bel et bien là, ces fameuses tours, avec en prime une lagune à leur pied, et un renard qui vient nous rendre une petite visite. Nous redescendons et allons manger et nous coucher tôt. Demain, réveil à 4 h 30 pour monter et avoir une chance de voir les tours éclairées au lever du soleil.


Le 8 novembre, 4 h 30, le réveil sonne et nous entamons péniblement l’ascension jusqu’aux tours dans le noir, à la frontale. C’est dur et il fait froid, 1 degré à la montre bionique de Stéphane ! Mais en montée, on sent moins le froid. Par contre, une fois en haut, il faut attendre une demi-heure, et là, ça caille ! Le ciel est bien dégagé au-dessus des tours, mais à l’est, c’est nuageux, et le soleil est derrière la couche de nuages. Nous attendons. À l’heure fatidique, le soleil se lève, et rien. Si, il fait plus clair, mais c’est tout. Nous attendons encore, il ne se passe pas grand chose. Alors nous décidons de partir. Finalement, nous faisons demi-tour au bout de 50 mètres, il y a un trou entre deux nuages, ce qui nous permet de voir ce que nous attendions : les tours s’éclairent. Bon, on n’a pas eu la super couleur rouge-orangé du soleil levant, mais ce qu’on a vu est quand même vraiment joli. Ça valait la peine !

Nous redescendons au camping pour déjeuner et démonter la tente, et c’est parti pour une 8 km de descente. Après une courte pause à L’hôtel, il nous reste 8 km à parcourir jusqu’à l’entrée du parc, où nous reprendrons le bus pour Puerto Natales à 14 h 30. Sur cette route, on ne voit pas grand chose à part du bois brûlé. Un incendie provoqué par un campeur il y a quelques années a tout ravagé… Nous arrivons à l’entrée à 10 h 50, bien contents de ces 4 jours passés dans le parc. C’était une belle expérience. Au total, nous avons marché 85 km en 28 h 49 min, avec un dénivelé positif de 4 056 m et négatif de 3 929 m. Nous avons vu des choses magnifiques et en avons bien profité. Il nous faut maintenant planifier notre prochaine étape. Retour en Argentine demain, direction le parc Los Glaciares.


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